Paris, le 23 septembre 2019

 

Se défausser de ses responsabilités – notamment sur l’État et la Région – est décidément devenu une habitude pour la maire de Paris : sécurité du quotidien, accueil des migrants, régulation des trottinettes électriques,… La Ville de Paris serait bien démunie pour répondre aux grands enjeux auxquels elle fait face !

Cette fois-ci, à en croire Anne Hidalgo, si les rues de Paris sont sales, ce n’est (toujours) pas de la faute de l’exécutif municipal… Mais de celle des Parisiens eux-mêmes, qui souffriraient de sérieux « problèmes d’éducation » !

En réalité, il est temps que la maire de Paris comprenne que la création d’une application permettant aux riverains de signaler les problèmes de propreté ne peut pas être l’alpha et l’oméga de la politique de propreté parisienne, comme le montre l’insatisfaction croissante des Parisiens concernant le bilan de la Ville en matière de propreté, jugé négatif pour 74% d’entre eux.

S’il a fallu 18 ans pour que la maire de Paris se rende compte de l’état des rues de la capitale, le groupe UDI-MoDem n’a cessé de pointer les dysfonctionnements de la majorité depuis le début de la mandature, en particulier une gestion trop centralisée de la propreté.

Face à cet implacable constat d’échec, nous demandons – sans aucune illusion – que l’expérimentation d’une gestion déconcentrée de la propreté par les mairies d’arrondissement, à laquelle la maire semble tardivement se rallier, soit déployée au plus vite, en leur donnant les moyens nécessaires. Pour le reste, seule l’alternance que nous appelons de nos vœux permettra une réelle amélioration de la situation ! 

Ce n’est pas aux seuls Parisiens de porter l’entière responsabilité de la dégradation de la propreté à Paris ; c’est en revanche à la maire de Paris de répondre aux principales préoccupations de ses concitoyens.

 

Eric HÉLARD

Vice-président du Groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris

Conseiller de Paris (16e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris