Paris, le 23 mars 2016

Le plan de réaménagement de  7 places parisiennes qui sera discuté en séance au conseil de Paris le 29 mars prochain, fixe un cadre pour une requalification de l’espace public au profit des circulations douces , une accessibilité à tous, et une amélioration de son lien avec son environnement proche.

Des objectifs que nous partageons. Pourtant ce cadre est bien exigu. 30 millions d’euros pour rénover 7 places quand 24 ont été dépensés pour la seule place de la République, c’est, soit très inconséquent d’insuffisances, soit suspect d’une honnêteté  budgétaire très  contestable.

L’intégration du projet urbain dans le projet humain doit être plus explicité. Je demanderai au nom du groupe UDI-MoDem que l’ensemble des usages des places soient bien pris en compte, afin que les  réaménagements apportent douceur et fluidité.

Je déplore  la vision écologico-comptable réductrice de ce plan, qui en réalité n’annonce que la réduction de la circulation routière. Il  lui faut plus de souffle pour que les places deviennent des lieux de respiration, insérés dans la ville, et intégrés dans la vie des Parisiens. Et cette ambition demande bien plus de moyens que les miettes accordées par l’exécutif.

Si certaines méritent des aménagements conséquents pour être humanisées, comme la place d’Italie, d’autres mériteraient qu’on les dégage d’ajouts esthétiquement polluants comme la grande roue sur la Place de la Concorde.  Mais dans tous les cas, la circulation des vélos doit être une priorité si l’on veut qu’elle prenne une part plus importante dans les modes de déplacements quotidiens des Parisiens.

 

Edith Gallois

Conseillère de Paris (13ème)

Vice-Présidente du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris