En cette fin d’année, l’exécutif parisien enchaîne les reculades. Après le report « sine die » de la réforme des cantines scolaires, c’est au tour d’un projet de délibération, qui devait être examiné ce mardi 13 décembre lors du Conseil de Paris, relatif aux réseaux de bus dits « traverses » de Charonne, Bièvre-Montsouris et Ney-Flandre, qui a finalement été retiré, du fait d’une absence de majorité municipale sur ce sujet.

Ce projet prévoyait notamment de réduire drastiquement les créneaux horaires durant lesquels ces traverses, gérées par la Ville de Paris, seraient en circulation, ce qui n’était pas sans poser inquiétudes et interrogations de la part de nombreux habitants de ces quartiers qui pouvaient en bénéficier, notamment les personnes âgées et les jeunes.

Le groupe UDI-MoDem, conscient du coût financier supérieur de ces lignes de traverse par rapport aux lignes de bus traditionnelles, souhaitait néanmoins qu’un trafic, par conséquent allégé et minimum, soit maintenu en journée, par l’intermédiaire d’un vœu, spécifiquement relatif à la travers Bièvre-Montsouris.

Cette précipitation et cet amateurisme montre que la Ville de Paris, non contente de bâcler la concertation avec les habitants, ce qui commence à devenir une habitude, ne prend même plus la peine de mener la concertation avec sa propre majorité, ces lignes de bus lui restant donc en « Traverse » de la gorge.

Ce nouveau recul est cependant plus inquiétant que celui sur les cantines scolaires, dans la mesure où la convention d’exploitation de ces lignes arrive à terme au 2 janvier prochain, soit avant le prochain Conseil de Paris. Ce n’est pas sans poser une vraie question juridique dans la mesure où dès cette date, ces lignes pourraient très bien ne plus être en service en attendant qu’une nouvelle convention ou qu’un avenant soit adopté par le Conseil de Paris.

 

Edith Gallois

Vice-Présidente du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseillère de Paris (13ème)