Le 14 octobre 2015

Tandis que certains propriétaires s’insurgent contre le conventionnement par la Ville de Paris du bien immobilier qu’ils souhaitent mettre en vente, Anne Hidalgo a annoncé aujourd’hui la hausse prochaine des droits de mutation sur la vente de biens immobiliers, afin de combler le nouveau trou budgétaire auquel elle doit faire face.

Si certains doutaient de la volonté de la Maire de Paris de faire de Paris une ville de locataires, ces preuves supplémentaires doivent achever de les convaincre.

Rappelons qu’en 2013, seuls 33% des Parisiens étaient propriétaires de leur logement, contre 58% dans le reste de la France. Les revenus mensuels nets moyens d’un foyer parisien candidat à l’achat culminaient alors à 8.449 euros dans la capitale, pour un apport moyen de 200.000 euros.

En augmentant les droits de mutations et le conventionnement dans le diffus, la Maire de Paris ne fait qu’accroître l’inégalité des Parisiens devant l’accès à la propriété, puisque désormais, seuls les plus riches pourront se permettre le luxe, le petit plaisir, de disposer d’un pied-à-terre dans la capitale.

Par sa politique approximative, la Maire de Paris croit protéger les classes moyennes de l’envolée des prix de l’immobilier à Paris et croit faire le jeu de ses alliés dans une chasse aux plus aisés. Or, ces mesures vont à l’encontre de l’intérêt des catégories sociales intermédiaires, en leur supprimant toute possibilité de devenir primo accédants et sonnent ainsi le glas de toute possibilité de parcours résidentiel à Paris, en priorité pour les familles, qui ne peuvent se permettre de vivre dans un studio ou dans une place de parking, seuls biens encore accessibles pour une minorité d’entre eux.


Yves Pozzo di Borgo

Sénateur de Paris
Conseiller de Paris (7ème)