Le démantèlement de la jungle de Calais en début de semaine, a permis de mettre fin à une situation humanitaire et sanitaire indigne de la France, terre des Droits de l’Homme. Hélas, sur les près de 7.000 migrants qui étaient présents sur le site au moment de l’évacuation, environ un millier d’entre eux sont à présent encore en situation d’errance, tandis qu’un autre millier d’entre eux ont d’ores-et-déjà rejoint Paris, et notamment le campement sauvage de Stalingrad, qui comptait déjà 2000 migrants.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris regrette le manque d’anticipation du gouvernement et du Ministre de l’Intérieur face à ces conséquences, pourtant prévisibles, pour Paris, de l’évacuation et de la destruction de la Jungle de Calais.

Les campements sauvages à Paris, ce n’est plus tolérable ! L’ouverture dans les prochains jours du centre de premier accueil humanitaire boulevard Ney à Paris, que le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris accompagne et soutient, doit avoir pour contrepartie la fin des campements sauvages à Paris. La capitale a pris ses responsabilités et c’est désormais au Ministre de l’Intérieur et au gouvernement de tenir urgemment  les leurs.

Alors que les riverains et commerçants du quartier de Stalingrad accusent le coup déjà depuis plusieurs mois des successives reconstitutions de ce campement sauvage malgré les différentes évacuations, le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris appelle l’Etat à prendre ses responsabilités face aux conséquences de ses actions, et à procéder d’urgence à l’évacuation du campement sauvage de Stalingrad. Le gouvernement doit, sans attendre et avec détermination, envoyer à l’ensemble des migrants le message que Stalingrad ou La Chapelle ne sont plus des options envisageables.

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)