Paris, le 15 avril 2020

 

Éric Azière, Président du groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris, s’interroge sur le caractère officiel du nouveau calendrier du Tour de France, dévoilé ce mercredi 15 avril. Celui-ci arrête la période du 29 août au 20 septembre pour l’organisation de la compétition cycliste la plus regardée du monde et qui rassemble chaque année 10 à 12 millions de spectateurs sur le bord des routes, dont plus de 300 000 à l’arrivée sur les Champs-Elysées.

A l’heure où les festivals de l’été sont annulés un à un, où les Jeux olympiques d’été 2020 ont été reportés à l’an prochain par le Comité international olympique (CIO) et où l’Union des associations européennes de football (UEFA) a décalé l’Euro de football d’un an, il est surprenant que l’Union cycliste internationale (UCI) arrête dès aujourd’hui un calendrier présenté comme définitif, sans même mentionner une probable adaptation des modalités de la course aux impératifs sanitaires qui s’imposeront sans doute toujours à nous.

Pour ces raisons, et bien que les retombées économiques du Tour de France soient bien réelles, et plus que jamais vitales pour les communes partenaires, il semble aujourd’hui prématuré d’arrêter une date définitive pour l’organisation du tour.

Ces annonces unilatérales de la direction du Tour de France, qui affirme avoir « reçu tous les accords des différentes instances concernées, collectivités, pouvoirs publics, avec lesquelles elle est en relations régulières », relèvent-elles réellement d’une autorisation officielle des autorités compétentes ?

L’évolution de cette pandémie nous montre que c’est avant tout un devoir de prudence et de responsabilité qui doit animer nos décisions.

 

Éric AZIERE

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris