Paris, le 24 mai 2019

 

53 % des recours déposés à Paris en 2018 contre des forfaits post-stationnement (FPS – nouveau nom de l’amende de stationnement) l’ont été à juste titre et ont abouti à l’annulation ou à la diminution du montant de près de 53 000 FPS abusifs. Pire, si l’on retire les plus de 22 000 recours rejetés sur simple vice de forme (manque de document, envoi hors délai), le taux d’acceptation des recours grimpe à 68 %.

Avec un tel taux de recours qui aboutissent, la Ville de Paris devrait d’ailleurs, plutôt que de se réjouir d’un niveau de FPS contestés qu’elle juge faible (3,5 %), s’inquiéter d’une explosion du nombre de recours à venir.

Ces chiffres, issus du bilan 2018 de gestion des recours contre les FPS, sont révélateurs de la désorganisation du système depuis la mise en place de la réforme du stationnement au 1er janvier 2018. Problèmes techniques, erreurs sur les avis de paiement, verbalisations abusives de personnes en situation de handicap, les dysfonctionnements sont nombreux et participent de la méfiance qu’ont les automobilistes envers la mairie de Paris qui les prend alternativement pour des encombrants ou des vaches à lait.

Face à ces problèmes persistants, le groupe UDI-MoDem demande donc qu’un audit complet soit réalisé sur les contrats passés avec Streeteo et Moovia afin de pouvoir en tirer les conclusions qui s’imposent en fiabilisant une fois pour toute le contrôle du stationnement à Paris.

En effet, après les mauvais choix de l’exécutif parisien dans la conduite de cette réforme, qui ont notamment conduit des prestataires soumis à des objectifs inatteignables à se comporter comme de véritables chasseurs de primes, la Ville de Paris doit enfin prendre des mesures fortes afin de ne pas nous faire oublier les effets positifs que peut avoir une externalisation du contrôle du stationnement lorsqu’elle est bien menée.

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris