Paris, le 15 avril 2019

 

La maire de Paris vient d’annoncer avec fracas une série de mesures destinées aux quartiers les plus difficiles du nord-est parisien, qui concentrent les problèmes d’insécurité, de malpropreté et d’insalubrité, les questions de prostitution, de trafic et de toxicomanie. Quelle révélation !

Il aura donc fallu attendre 5 années de mandat pour qu’Anne Hidalgo s’intéresse enfin aux questions de sécurité et de propreté dans la capitale. L’annonce de ces différentes mesures fait d’ailleurs suite à celle, plus symptomatique encore, de la création d’une police municipale parisienne, à laquelle la maire de Paris s’était pourtant toujours opposée.

Si l’exécutif parisien promet aujourd’hui les « feux de l’enfer » aux trafiquants de ces quartiers, le moins que l’on puisse dire est qu’ils auront eu du retard à l’allumage !

D’après la Ville de Paris, les quartiers populaires auraient fait l’objet d’un investissement massif depuis 2014, représentant à eux seuls un quart du budget d’investissement de la capitale. Ce plan d’action est donc aussi un terrible aveu d’échec de la part de l’exécutif parisien !

Le groupe UDI-MoDem regrette que la Ville de Paris n’ait pas répondu plus tôt et de façon plus ambitieuse à ces problèmes que nous avions identifiés depuis des années, accusés alors de faire du « Paris-bashing ». Ces quartiers trop longtemps délaissés méritent aujourd’hui mieux que des effets d’annonce dictés par opportunisme électoral.

Ce soudain durcissement de ton de la part de l’exécutif parisien ne trompera d’ailleurs personne, à moins d’un an des prochaines élections municipales.

 

Eric Hélard

Vice-président du Groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris

Conseiller de Paris (16e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris