Paris, le 11 avril 2019

 

La maire de Paris vient d’annoncer l’expérimentation, pour les élections européennes de mai prochain, du vote pour les jeunes parisiens de 16 à 18 ans.

Budgets participatifs, pré-conseil citoyen, conférence de consensus, ateliers citoyens, conseil des générations futures, conseil parisien de la jeunesse, conseils citoyens (dans les quartiers politique de la ville), conseil de la Nuit, conseil parisien des Européens, « Madame la maire j’ai une idée », Paris-pétition, « goûter citoyen »… Les dispositifs de participation citoyenne s’ajoutent, s’empilent, dans ce qui ressemble de plus en plus à une batterie de cuisine politicienne !

Après la participation des écoliers dès l’âge de 7 ans et des collégiens au budget participatif et la carte citoyenne proposée à tous les enfants scolarisés par la Ville, on se demande, au fur et à mesure que sa majorité municipale s’amenuise, si la Maire de Paris ne cherche pas à élargir le corps électoral pour y trouver de nouveaux soutiens !

On peut s’interroger sur la pertinence et l’efficacité de tous ces dispositifs lorsque l’on constate que sur les sujets déterminants, qui font véritablement débat au Conseil de Paris, on échappe à toute concertation à travers l’utilisation d’un outil participatif : place des nouvelles mobilités sur l’espace public, place de la publicité dans l’espace public, aménagement de la zone Bercy-Charenton, politique du logement, fin brutale d’Autolib’, police municipale, fontaines des Champs-Elysées, nouveau mobilier urbain, ouverture nocturne de certains parcs, ouverture d’une zone naturiste dans le Bois de Vincennes… Sous des apparences de démocratie participative, la liste est longue des dossiers pour lesquels la maire délibère seule, dans son bureau, à porte close !

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris