Paris, le 14 mars 2019

Ce mardi 12 mars, un article du Parisien a évoqué la grave question du niveau vertigineux de pollution dans le métro et le RER parisiens. Celui-ci se révèle par endroits 12 fois supérieur aux taux mesurés dans l’air ambiant, et 10 fois plus élevé que les recommandations formulées par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Dès 2014, j’avais alerté la majorité d’Anne Hidalgo sur cette grave problématique pour la santé des usagers des transports ainsi que celle des 26 000 personnes qui travaillent dans les réseaux souterrains de la RATP et de la SNCF, et dont personne ne semblait se soucier ni à la Région ni à la Mairie. Mon propos n’avait alors rencontré qu’un silence assourdissant. Quand j’ai réitéré ma question en 2015, la Mairie s’était cette fois déchargée de toute responsabilité sur le dossier.

Si nous nous félicitons qu’un plan d’action ait été récemment mis en œuvre par la RATP et qu’Ile-de-France Mobilités finance des expérimentations pour rendre l’air de nos stations de métro plus respirable, la lutte contre la pollution dans les réseaux souterrains ne saura être pleinement efficace qu’à une condition. Il est impératif que les acteurs publics concernés (Ville de Paris, Région Ile-de-France, État, RATP et SNCF) se mettent autour de la table pour élaborer une action conjointe et ainsi apporter une réponse à la hauteur des enjeux, notamment en travaillant sur la définition de normes précises et adaptées en matière de pollution de l’air dans les réseaux souterrains, aujourd’hui inexistantes.

Il est paradoxal, en période de pic de pollution, d’inciter les Parisiens à prendre davantage des métros et RER où les niveaux de particules fines sont les plus élevés. Il est également surprenant que les Parisiens soient alors encouragés à faire du vélo, quand tout effort physique est contrindiqué.

Cette question de santé publique est de taille et mérite un engagement collectif de la Mairie et de la Région. La prochaine équipe municipale devra s’engager à tout faire pour apporter une solution durable et efficace à cette problématique.

 

Edith GALLOIS

Vice-présidente du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseillère de Paris (13ème)