Paris, le 8 mars 2019

L’arrivée cette semaine d’un huitième opérateur de trottinettes électriques et de ses 800 trottinettes en libre-service, qui s’ajouteront aux milliers déjà présentes dans les rues de Paris, interroge sur la passivité de la Ville de Paris face à la multiplication débridée de ces nouveaux engins.

Les Parisiennes et les Parisiens en font le constat tous les jours : les trottinettes mal garées encombrent nos trottoirs, et leurs utilisateurs les plus imprudents, roulant parfois à deux sur la route ou sur les trottoirs, mettent en danger les piétons, en particulier les personnes âgés et celles à mobilité réduite, tout en inquiétant les chauffeurs de bus et les taxis.

Bénéficiant d’un flou juridique total jusqu’à l’adoption de la loi sur les mobilités actuellement en discussion au Sénat, cette anarchie des nouvelles mobilités perdure depuis près d’un an, sans que la Mairie de Paris ne prenne la mesure de cet enjeu. La charte des bonnes pratiques annoncée dès juillet 2018 par l’adjoint aux transports Christophe Nadjovski, sur le modèle de celle existant pour les vélos et scooters en libre-service, semble être restée une pieuse intention qu’il serait pourtant salutaire de concrétiser.

Certaines villes comme Bordeaux, Nice, Marseille n’ont d’ailleurs pas hésité à réglementer, voire à interdire ces nouveaux engins de mobilité, en attendant la clarification juridique de la loi.

Face à l’ampleur de la situation, le groupe UDI-MoDem estime que Paris ne peut attendre l’adoption de la loi Mobilités pour réguler l’activité des trottinettes électriques en libre-service, et appelle la Ville de Paris à faire adopter dès à présent une charte de bonnes pratiques à l’ensemble des opérateurs du secteur afin d’encadrer cette activité et d’assurer la bonne intégration de ces nouvelles mobilités à Paris.

 

Eric Hélard

Vice-président du Groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris

Conseiller de Paris (16e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris