Paris, le 25 janvier 2018

Alors que sa communication aux élus parisiens était prévue le 20 décembre dernier, le rapport de l’audit sur la sécurité remis à la maire en décembre, devrait être présenté lors du prochain Conseil de Paris de février.

Les élus du Groupe UDI-MoDem n’ont toujours  pas reçu les conclusions de ce rapport, qui sera rendu public cet après-midi. Un traitement auquel l’opposition est malheureusement habituée, si ce n’est que cette fois-ci, les Groupes de la majorité municipale (Groupe écologiste, Génération.s, ainsi que les groupes RGCI et Communiste-Front de Gauche) sont logés à la même enseigne : ils n’ont pas connaissance des orientations et conclusions du rapport.

Est-ce parce que l’Exécutif craint que ses conclusions – organisation, armement, compétences, voire création d’une police municipale – n’aillent pas dans le sens de ses alliés, qui l’ont jusqu’alors toujours aidé à rejeter les propositions de création d’une police municipale, déposées régulièrement par les groupes de l’opposition dont le groupe UDI-MoDem, depuis le début de la mandature, et plus récemment par le groupe Démocrate et Progressiste ?

En tout cas, la maire a multiplié ces derniers jours les signes d’une évolution de la politique de la sécurité, en nommant Michel Felkay, « un grand flic »  à la tête des 3200 agents du service de prévention et de sécurité de la mairie de Paris, ou encore en annonçant des « évolutions importantes de la politique de sécurité à Paris ». 

Si le suspens va durer encore quelques instants sur les conclusions de ce rapport, les tensions voire le divorce de la Maire avec ses alliés de Gauche sur la question de la sécurité ne font pas de doute.

 

Eric Hélard

Conseiller de Paris (16ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris