Paris, le 22 octobre 2018

 

Pour le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris, le jugement de la Cour administrative d’appel est un coup supplémentaire dans l’argumentaire de la Maire de Paris consistant à présenter la piétonisation des berges rive droite comme une mesure ayant permis de baisser la pollution atmosphérique à Paris, alors même que l’impact sur les principaux axes de report en termes d’émission de polluants n’a pas été mesuré dans l’étude d’impact ou de façon négligée. 

Ce double désaveu judiciaire doit être une leçon pour l’exécutif actuel et les exécutifs à venir. Fermer arbitrairement ou réduire des axes majeurs de circulation sans concertation, ni sans envisager une refonte globale du plan de circulation à Paris et dans sa métropole, comme le demande le groupe UDI-MoDem depuis des années, n’aura aucun effet en terme d’amélioration de la qualité de l’air.

Désormais, on peut craindre que le second arrêté municipal, pris à la va-vite par la Maire de Paris suite à l’annulation du premier, et qui n’était plus motivé que par des raisons « patrimoniales » de défense des berges de Seine, ne soit lui aussi annulé. Il faut se souvenir que si ce sont bien les rives de Seine qui sont classées (de l’École Militaire et des Invalides à l’île de la Cité, en passant par la Madeleine), les berges, en tant que telles, ne le sont pas. Ce deuxième arrêté procède ainsi d’une extrapolation juridique de la part de la Mairie de Paris, ce qui fait peser un risque supplémentaire sur la viabilité juridique de ce projet important et sur sa pérennité. 

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris

 

Edith Gallois

Vice-présidente du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseillère de Paris (13ème)

 

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