Paris, le 12 octobre 2018

Devant la caméra d’Envoyé spécial, l’adjoint à la Maire de Paris chargé des Transports semble découvrir ce que le groupe UDI-MoDem redoutait et dénonçait depuis le début : le contrôle du stationnement est devenu une course de chasseurs de primes.

En cause, les objectifs fixés dans le contrat liant la Ville à ses prestataires, fixant un nombre plancher  de contrôles en-deçà duquel les opérateurs doivent payer des pénalités. Avec les effets pervers de ces objectifs inatteignables, Streeteo est passé des faux contrôles, en début d’année, à une frénésie de contrôles, et ses effets catastrophiques en termes de management.

La Ville de Paris ne peut pas se dédouaner des conditions d’application du contrat passé avec Streeteo, en particulier la situation des personnels, comme elle le fit précédemment pour Vélib’, puis Autolib’.

Le groupe UDI-MoDem demande que l’exécutif créé un comité de suivi réunissant l’ensemble des groupes du Conseil de Paris, sur le modèle du comité relatif à Vélib’ et que le contrat liant la Ville à Streeteo et Moovia soit enfin rendu public.

Le groupe UDI-MoDem demande également qu’un audit soit réalisé sur le contrat et son exécution, en termes de clauses sociales, de gestion des ressources humaines, de résultats financiers et de volume d’activité, afin de pouvoir en tirer toutes les conclusions, voire de ramener les objectifs chiffrés à un niveau d’exécution plus réaliste. Cette remise à plat du contrat permettra également à l’exécutif d’honorer enfin son engagement d’étudier sérieusement la proposition du groupe UDI-MoDem de création d’un arrêt minute gratuit.