Paris, le 25 septembre 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’étonne que l’Hôtel de Ville de Paris fasse libre cours au « police bashing » sur ses propres murs.

Sur les 25 panneaux de l’exposition actuellement présentée sur ses grilles, « 100 ans de combats pour la liberté de la presse », organisée par le Syndicat National du Journalisme, l’un d’entre eux s’intitule en effet « les violences policières récurrentes contre les journalistes ».

A l’heure où les forces de police doivent, notamment à Paris, faire face à un contexte sécuritaire extrêmement tendu, et ont au contraire besoin de tout notre soutien et de notre reconnaissance, il est choquant qu’une telle exposition puisse délivrer un message qui laisse entendre que les violences policières envers les journalistes seraient actuellement récurrentes, et de faire de certains cas bien réels, une réalité quotidienne.

Après les récents propos de Yann Moix qui reproche en des termes fleuris aux policiers d’avoir peur face à l’insécurité, ce message participe inutilement et honteusement à un « police-bashing », dont la Ville de Paris se montre complaisante.

La Mairie a-t-elle connaissance et a-t-elle cautionné ce message, elle qui est censée travailler aux côtés de la Préfecture de Police à la co-production de la sécurité des Parisiens ?

Je demande que la mairie s’explique sur son « choix éditorial », et procède au retrait de ce panneau.

 

Eric Hélard

Vice-président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (16ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris