Paris, le 25 septembre 2018

Décidément, la vision de la Maire de Paris de l’écologie est en béton massif !

La petite ceinture ferroviaire, laissée en friche sur une grande partie de son étendue avec tout ce que cela implique de bon pour la biodiversité dans la capitale, et de moins bon pour la propreté, a au moins ce mérite de rester un havre de quiétude pour la flore et la faune.

Mais visiblement ces notions de quiétude et de nature préservée se fracassent sur celle de la rentabilité financière. En 2015, la Ville avait discrètement esquissé la notion « économique », du projet, introduisant en douceur le ver dans la pomme. Trois ans plus tard, le ver a mangé la pomme : Le projet écologique d’origine, tourné vers la biodiversité, devient un projet économique fait d’activités commerciales, de rentabilité, et de densification du bâti tourné vers événementiel, avec pas moins de 6000 m² supplémentaires sur lesquels la Maire de Paris propose de construire !

Nous avions proposé, en 2015 que la petite ceinture soit un parcours express de vélo, pour qu’à défaut de laisser la petite ceinture en friche totale, cela soit au moins bénéfique en termes de transports propres, et que les aménagements ne concernent que les voies. Il nous avait alors été opposé que la nécessité de réversibilité du site empêchait cet aménagement. Un principe qui devient aujourd’hui caduque, alors qu’on ne  nous propose non pas d’installer ici ou là quelques guinguettes, mais des véritables projets de construction faits pour durer.

Nous disons halte à cette folie identificatrice !

Alors que les Parisiens ne disposent en moyenne que de 5,8 m² d’espaces verts par habitant (contre 45m² à Londres), ils ont un besoin urgent de respiration !

 

Edith GALLOIS

Conseillère de Paris (13e arrondissement)

Vice-Présidente du groupe UDI Modem

Secrétaire Nationale de l’UDI en charge des transports