Paris, le 13 septembre 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris prend note des déclarations de Catherine Baratti-Elbaz, Présidente du Syndicat Mixte Autolib’-Vélib’ Métropole, qui annonce que Smovengo devrait continuer à déployer le réseau Vélib’ à Paris et dans les communes membres du syndicat, si le comité syndical du 21 septembre prochain suit l’avis du bureau syndical qui s’est réuni hier.

Pour le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris, qui depuis le début de ce fiasco a toujours estimé que Paris était condamné à rester lié à Smovengo, il s’agit là de la seule solution envisageable. Le changement de management à la tête de Smovengo, plus prompt à la transparence et à la responsabilité, est réel et la mise en place du nouveau réseau progresse maintenant de façon tangible.

Néanmoins, pour le groupe UDI-MoDem, ce constat de restauration d’une relation de confiance entre la Ville de Paris et Smovengo ne doit en aucun cas être interprété comme un quelconque satisfecit. Longue est encore la liste des retards à rattraper et des progrès à effectuer.

En effet, aujourd’hui, le déploiement de Vélib’ accuse un retard de 9 à 10 mois sur le calendrier initial. Paris dispose seulement d’un demi réseau à peu près fiabilisé, avec encore de nombreux dysfonctionnements. À ce jour, seuls 10.053 vélos sont en circulation sur les 20.000 attendus, répartis sur 823 stations électrifiées et fonctionnelles, sur les 1.400 prévues. Plus de 600 stations déjà ouvertes doivent encore être équipées de guide-roues, et 75% des fourches des vélos doivent encore être changées.

Compte tenu de l’importance et de la somme de ces travaux restant à effectuer, il ne doit y avoir aucune pause dans ce déploiement, aucun gel du parc de vélos disponibles et les efforts de ces prochaines semaines ne doivent pas laisser place au moindre relâchement.

Le groupe UDI-MoDem regrette par ailleurs que la facturation au-delà de 30 minutes d’utilisation d’un Vélib’ soit redevenue effective depuis le 1er septembre, sans que les abonnés ou les autres usagers n’aient été suffisamment informés, comme il était prévu de le faire. Quant à la grille tarifaire des titres occasionnels, le groupe UDI-MoDem estime qu’elle devra faire l’objet d’ajustements, ses tarifs semblant à ce jour prohibitifs, notamment par rapport aux transports en commun.

Il faut enfin reconnaître que le Smovengo d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le Smovengo du dossier de candidature tel qu’il avait été choisi lors de l’attribution de ce marché. L’ingénierie n’est plus la même, puisque le système d’attaches a été modifié (changement des fourches, installation de guide-roues), tout comme le logiciel informatique, le système de télécommunications, le système des pictogrammes et prochainement, l’application. Le nombre de salariés, quant à lui, devrait être multiplié par 3 à la fin du mois par rapport au mois de juin, passant de 105 équivalents temps plein à 375 environ. Plus que jamais, ces erreurs de jugement et d’appréciation du dossier de candidature doivent être identifiées, et toutes les leçons devront en être tirées. 

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris