Depuis ce matin, l’association Solidarité migrants Wilson a interrompu pour le mois d’août sa distribution de petits déjeuners aux 700 migrants qui venaient quotidiennement chercher un peu de nourriture dans le local de l’association situé sur le boulevard Ney.

L’association dénonce en effet une situation explosive due notamment à la cohabitation forcée entre ces migrants et les toxicomanes installés sur la « colline du crack », laquelle, reconstituée à peine un mois après avoir été démantelée, est source d’une grande insécurité, tant pour les bénévoles qui viennent en aide aux migrants que pour les bénéficiaires.

Si la Ville de Paris a conclu dans la précipitation un accord avec l’association Aurore pour prolonger la distribution de nourriture durant le mois d’août, les mesures mises en place risquent d’être insuffisantes devant le nouvel afflux de migrants attendu pour le mois d’août.     

Face à cette situation, le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris appelle une nouvelle fois la Ville et l’Etat à travailler ensemble afin de permettre dans les plus brefs délais aux associations qui viennent en aide aux migrants de travailler dans de bonnes conditions et, plus largement, de mettre fin durablement à la présence intolérable de toxicomanes qui nuisent à la sécurité de l’ensemble des riverains de la porte de la Chapelle.

 

Eric Hélard

Vice-président du Groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (16ème)

Conseiller métropolitain