Paris, le 4 juillet 2018

Les propositions faites par le groupe Renault pour remplacer Autolib’ sont intéressantes et vont dans le bon sens. Mais l’organisation de cette conférence de presse commune avec la Maire de Paris, ce matin, à l’Hôtel de Ville, suscite de nombreux questionnements.

En annonçant ce partenariat, la Ville de Paris sort du rôle qui devrait être le sien d’organisateur d’un nouveau service d’autopartage et de régulateur de l’espace public, en privilégiant un acteur parmi tous ceux qui ont pu se manifester ces dernières semaines, faisant ainsi part de sa curieuse conception d’une concurrence libre et non faussée.

Plus préoccupant, la Maire de Paris, pour des raisons liées à son calendrier politique personnel, décide seule, sans prendre la peine de consulter la région Ile-de-France, la Métropole du Grand Paris, ou tout simplement l’ensemble des collectivités membres du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole. La Ville de Paris se place ainsi comme décideur exclusif du périmètre de ces mobilités nouvelles en dehors du seul territoire parisien.

Ce futur service d’autopartage doit être aussi efficace en Seine-Saint-Denis qu’au centre de Paris. Il ne serait pas tolérable qu’une fois de plus, Paris lâche en rase campagne les communes qu’elle a entraîné dans le bourbier Autolib’.

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris