Paris, le 12 avril 2018

 

Après plusieurs années de candeur à l’égard d’Airbnb, là où les autres métropoles mondiales régulaient avec force l’activité des meublés touristiques, la Mairie de Paris est enfin sortie de sa naïveté en portant plainte contre Airbnb et Wimdu.

Lorsqu’en décembre dernier, la Mairie de Paris a créé un permis de louer, le groupe UDI-MoDem avait alerté qu’il s’agissait-là d’une mesure de régulation totalement artificielle, ne s’appuyant ni sur les sanctions, ni sur les moyens de contrôle adéquats et n’empêcherait en rien Airbnb ou d’autres plateforme de s’en affranchir.

Cinq mois plus tard, ces prévisions se sont malheureusement révélées correctes, et la Mairie de Paris paie aujourd’hui le prix de sa passivité, depuis de nombreuses années, face à la montée en puissance du phénomène dérégulé des meublés touristiques.

Cette plainte de la Mairie de Paris arrive trop tard. De plus, elle risque d’être une plainte pour rien, puisque le décret d’application de la loi précisant les sanctions dans ce cas précis de non-respect de la loi n’a jamais été publié.

Plutôt que d’encadrer les loyers, il aurait mieux fallu que la Ville régule plus vite, plus tôt, plus efficacement Airbnb.

Comme nous l’avions demandé en septembre dernier dans un courrier adressé aux députés parisiens, il est temps que la Ville de Paris puisse reprendre en main ce dossier des meublés touristiques. Il devient impératif que la future loi logement Elan lui permette de décider, enfin, du nombre de nuitées annuelles sur leur territoire.

 

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris