Paris, le 21 mars 2018

Le groupe UDI-MoDem a appris par voie de presse qu’une enquête préliminaire aurait été ouverte par le Parquet de Paris à l’encontre de la société Streeteo, chargée de contrôler le stationnement à Paris, suite aux révélations concernant de nombreux faux contrôles qu’elle aurait effectuée.

Si cette information est confirmée, c’est un motif suffisant et impératif de rupture pour demander la rupture du contrat liant la Ville de Paris à Streeteo. C’est le sens du vœu du groupe UDI-MoDem qui sera défendu demain, lors du Conseil de Paris, par notre collègue Valérie Nahmias.

Suite aux trop nombreuses révélations de pratiques illicites, faux contrôles, contrôles réalisés par des agents non assermentés, ralentissements volontaires des procédures de contestation des PV en vue de les rendre caduques, la confiance est depuis longtemps rompue entre cette société et les automobilistes devant s’acquitter du stationnement dans la capitale.

Plus grave encore, cela ouvre la porte à des milliers d’annulations de PV, ce qui viendrait entacher un renforcement des contrôles qui commence à produire ses effets sur la libération de places de stationnement en surface.

Le groupe UDI-MoDem trouverait normal que la maison-mère de Streeteo, Indigo, dont elle est une filiale à 100%, réagisse à ces révélations portant sur des dérives au-delà de toute légalité.

Enfin, cette enquête permettra d’avoir plus de transparence sur l’ampleur du phénomène des faux contrôles, alors que jour après jour, de nouvelles vidéos et de nouveaux témoignages viennent alimenter la suspicion sur l’ampleur du phénomène, qui semble prendre des proportions de plus en plus importantes.

 

 

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris