Paris, le 7 mars 2018

Le Canard Enchaîné a révélé les pratiques d’une des deux sociétés chargées de la collecte des amendes de stationnement pour la Ville de Paris.

L’hebdomadaire satirique affirme que pendant des semaines, le nombre de contrôles effectués par la société a été artificiellement gonflé par une pratique visant à choisir au hasard des plaques minéralogiques parisiennes, confortablement installés dans un bureau plutôt que sur le terrain, et de faire croire que ces plaques auraient été contrôlées, mais n’auraient pas été verbalisées pour des motifs généralement qualifiés de « divers », afin de remplir leurs objectifs en termes de nombre de contrôles effectués, et de prime obtenue.

Après un nombre important de défaillances de ce nouveau système, qui s’apparente plus à des pratiques de chasseurs de primes qu’à simplement contrôler le respect de la réglementation, le groupe UDI-MoDem appelle la Ville de Paris à confirmer ou infirmer  la réalité de cette situation. Si cela se révèle correspondre à la réalité, elle aurait dû, dès le départ,   prendre toutes les précautions pour éviter ce genre de pratiques.

Toujours selon le Canard Enchaîné, l’exécutif parisien semble s’être contenté d’un rappel à l’ordre et d’une amende dérisoire de 60.000 euros à Streeteo. Un montant ridicule au regard des pénalités d’au moins 2 millions d’euros infligées à Smovengo pour le désastre du Vélib’.

Le groupe UDI-MoDem demande à la Ville de Paris, dans le cas où ces informations se révéleraient exactes, de mettre un terme au contrat la liant avec Streeteo. La confiance est rompue, et les automobilistes parisiens, déjà victimes d’erreurs techniques et d’un excès de zèle, se voient en tant que contribuables parisiens payer une entreprise qui semble escroquer la Ville de Paris. Pour eux, c’est la double peine.

Au regard de ces premiers bilans plus que mitigés de cette réforme du contrôle du stationnement, le groupe UDI-MoDem souhaite qu’une remise à plat soit envisagée, notamment sur la question des primes versées aux prestataires qui a conduit à cette accusation de chiffres artificiellement gonflés. Ce sera également l’occasion de revenir sur notre proposition de création d’un arrêt minute, balayée d’un revers de la main pour des raisons soit disant « techniques », probablement plutôt d’ordre financier.

 

Valérie Nahmias

Conseillère de Paris (17ème)