Paris, le 5 mars 2018

La Présidente de la région Ile-de-France a informé les élus parisiens de ses propositions concernant l’avenir des voies sur berges rive droite à Paris. La Maire de Paris ne doit pas refuser de saisir cette main tendue de Valérie Pécresse, qui s’inscrit dans une série de propositions positives et doivent être discutées avec l’ensemble des interlocuteurs qui ont été écartés ou négligés jusqu’à présent, maires, riverains, associations, pouvoirs publics.

Néanmoins, ne cédons pas à ce qui pourrait être la tentation d’un retour en arrière en rouvrant les voies sur berges rive droite aux véhicules motorisés. Cette réouverture, qu’elle soit temporaire, périodique ou réservée aux seuls véhicules propres, serait incomprise par une majorité de Parisiennes et de Parisiens, qui ont su s’approprier ce nouvel espace de de liberté, de respiration et de promenade, à l’heure où Paris fait figure de mauvaise élève dans la classe des grandes villes européennes dépassant les normes acceptables de pollution atmosphérique.

De fait, la piétonisation des voies sur berges est dorénavant une réalité que l’on ne peut pas remettre en jeu, mais qui doit être corrigée par une véritable proposition urbaine et paysagère, assortie d’une large concertation  avec l’ensemble des maires et pouvoirs publics d’Ile-de-France sur ses conséquences en termes de flux de circulation, de déports et de transit à Paris, et en même appuyée sur une réelle étude d’impact et une enquête publique indépendante.

Les propositions de la Présidente de la région Ile-de-France, qu’elles concernent de parkings relais, de carrefours intelligents, de voies express cyclables ou de création d’un bus à haut niveau de service sur les quais hauts, vont dans le bon sens. Cependant, pour le groupe UDI-Modem, la priorité doit être avant tout d’améliorer les conditions de transport des passagers dans le métro et le RER, qui restent indigentes et largement dégradées sur une trop grand quantité de lignes, et indignes d’une destination touristique comme Paris.

Comme l’a dit notre collègue Yann Wehrling dans un communiqué, « la réouverture des voies sur berges est dorénavant un acquis sur lequel il ne serait pas raisonnable de revenir ».

En autorisant le retour de la circulation sur les voies sur berges, on tombe dans un piège politique, qui depuis 20 ans relève d’une confusion des clivages entre des problématiques urbaines qui se posent à Paris et une approche  politicienne qui conduit à des affrontements classiques dont on connaît l’issue.

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris