Paris, le 26 février 2018

En décidant d’annuler l’arrêté municipal ayant permis à la Maire de Paris de fermer les berges rive droite à la circulation automobile, le Tribunal administratif a confirmé les craintes que j’avais exprimées sur le manque d’informations précises sur la manière dont l’enquête publique préalable a été menée.

Si la pollution atmosphérique a logiquement baissé sur les quais bas de la Seine, la réalité du terrain montre qu’elle a en revanche grimpé dans le 7ème arrondissement depuis cette fermeture, notamment aux alentours du Boulevard Saint-Germain.

Dans son rapport d’octobre 2017, Airparif notait ainsi 1 à 5% d’augmentation de taux de dioxyde d’azote en un an, sur le boulevard Saint-Germain.

Mais cet axe structurant n’est pas le seul impacté par cette fermeture. Nombreuses sont les petites rues de cet arrondissement, auparavant calmes, à avoir vu augmenter dès lors le nombre de véhicules y circulant, autant de nuisances sonores et surtout de pollution qui posent de sérieux problème de santé publique dans le 7ème arrondissement.

Cette réalité, elle est également constatée quotidiennement par ses conséquences désastreuses. De manière empirique, on constate une augmentation du nombre de maladies respiratoires de type bronchiolites, depuis cette fermeture. Une enquête sanitaire approfondie se révèle nécessaire pour évaluer l’impact précis de cette décision.

A ces données et à cette observation quotidienne du terrain dans le 7ème arrondissement, la Mairie de Paris a opposé depuis des mois ses propres chiffres, ses propres interprétations, niant ces faits avérés. Aujourd’hui, la décision du Tribunal administratif nous montre que ce travail de recueil objectif des données par la municipalité a été bâclé.

C’est donc tout ce travail qu’il faut donc  remettre à plat, aussi bien en termes d’enquête publique, de transports alternatifs, que de mesure de la pollution aux particules fines sur les axes de reports de circulation, comme au cœur des quartiers où vivent les habitants.

C’est dans cet état d’esprit constructif qu’a appelé la Présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, à remettre l’ouvrage sur le métier, un souhait que je ne peux d’approuver et à appeler qu’il devienne d’urgence une réalité.

 

Yves Pozzo di Borgo

Conseiller de Paris

Conseiller du 7ème arrondissement