Paris, le 21 février 2018

 

En décidant de manière unilatérale la fermeture à la circulation automobile de la voie Georges Pompidou, et sans mettre en place des alternatives de circulation adéquates, préférant parier sur le mystérieux concept « d’évaporation » des véhicules, la Mairie de Paris a fait preuve d’un manque de concertation et de rigueur juridique qui n’est pas acceptable et qui est aujourd’hui condamné par le Tribunal administratif de Paris.

Ce camouflet révèle l’opacité sur cette question, orchestrée par la Maire de Paris et son adjoint chargé des transports, à coups de chiffres et de données qui aujourd’hui sont considérés comme trompeurs par le Tribunal administratif.

Ce manque de transparence et cette rétention d’informations sont tout sauf une surprise. En décembre 2016, déjà, je demandais par un vœu que soit fournies la cartographie précise des points de mesure dans la capitale de l’impact de la fermeture des voies sur berges, ainsi qu’une méthodologie complète de la façon dont ces mesures sont relevées. Hélas, ce vœu avait été rejeté par la majorité municipale, prétextant un « berges bashing », argument de mauvaise foi qui perd aujourd’hui de sa superbe face aux décisions implacables du Tribunal administratif.

Plus que jamais, la circulation sur ces axes majeurs de transports nécessite une vision globale, métropolitaine et régionale. Paris ne peut se contenter de prendre seule des décisions susceptibles d’impacter 8 millions de Franciliens.

 

Yves Pozzo di Borgo

Conseiller de Paris

Conseiller du 7ème arrondissement