Paris, le 8 février 2018

La maire de Paris a beau assurer que sa gestion des conséquences du fort épisode neigeux qu’a connu Paris ces derniers jours n’a souffert d’aucune faiblesse, force est de constater que la réalité est toute autre et que l’exécutif parisien est loin d’avoir réalisé pleinement son travail.

Depuis hier, de nombreux agents du service public municipal travaillent avec acharnement pour améliorer la situation, et nous saluons leur mobilisation. Néanmoins, nous constatons, que ce soit à cause de moyens trop limités, ou de directives incomplètes, que la situation est loin d’être exemplaire, surtout pour les piétons, dont de nombreuses chutes, souvent graves, ont provoqué un afflux d’interventions par les secours. Les pompiers sont par exemple débordés avec un surcroît de 400 interventions dans la journée d’hier, majoritairement dues à des chutes de piétons sur les trottoirs glissants.

La maire de Paris l’assure, ce n’est pas à la Ville de déneiger les trottoirs, mais aux copropriétés, commerçants ou riverains. Ce qu’elle oublie de signaler, c’est que de nombreuses chaussées, celles bordant notamment les parcs et jardins, relèvent de sa responsabilité, mais ce matin encore, certaines d’entre elles étaient encore verglacées et impraticables pour de nombreuses personnes ayant des difficultés à se déplacer.

Par ailleurs, c’est à la maire de Paris de faire respecter cette obligation de déneigement des trottoirs aux copropriétés et particuliers récalcitrants. Paris s’est dotée d’une brigade de lutte contre les incivilités. N’est-ce pas une incivilité que de laisser une chaussée dont on a la charge provoquer des chutes parfois graves pour ceux qui n’ont pas d’autre choix que de les traverser ?

Encore une fois, comme sur de nombreux sujets, la maire de Paris préfère nier ses responsabilités. Dire, comme le fait la maire de Paris, qu’il est inutile de faire des investissements supplémentaires pour 4 à 5 jours par an est un raisonnement absurde, le même qui revient à  repousser les investissements vitaux pour limiter la crue de la Seine, au prétexte qu’une crue centennale n’a « que » une chance sur cent d’arriver par an.

 

Yves Pozzo di Borgo

Conseiller de Paris

Conseiller du 7ème arrondissement