Paris, le 26 janvier 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris proposera dès le Conseil de Paris du 5 février prochain que la votation citoyenne portant sur la fin des moteurs thermiques à Paris d’ici 2030 soit élargie à l’ensemble des communes de la Métropole du Grand Paris.

Si seuls 37% des ménages parisiens disposaient d’une automobile en 2014, selon l’INSEE, ils sont 75% dans toute l’Ile-de-France à en posséder une. Et si seulement 13% des Parisiens utilisent leur voiture, camion ou fourgonnette quotidiennement, ils sont 60% dans l’agglomération parisienne.

Par conséquent, nos voisins de la petite couronne et de la grande couronne seront évidemment les plus impactés par cette décision, si elle est prise. Il est donc normal qu’ils soient enfin interrogés sur cette disposition du plan climat parisien, conçue et prévue par la Maire de Paris dans un superbe isolement géographique et culturel. 

En décidant d’organiser cette votation, la Maire de Paris souhaite sans doute retrouver dans l’opinion la légitimité que la solitude et la brutalité de ses méthodes sur la circulation dans Paris lui ont fait perdre.

Mais les mêmes erreurs produiront les mêmes mécontentements : il n’est pas possible pour Paris de continuer à ignorer la banlieue sur un sujet qui les concerne tout autant que les Parisiens, celui de la circulation automobile dans la capitale. La lettre des 168 maires franciliens dénonçant en 2016 le manque de concertation de la Maire de Paris sur la décision de piétonniser les voies sur berge rive droite fut à ce titre emblématique.

Depuis le début de la mandature, le groupe UDI-MoDem  ne cesse d’interpeller la Maire de Paris sur ce criant manque de concertation avec nos voisins sur plusieurs dossiers qui les concernent, comme la fermeture des berges rive droite, le déploiement du plan vélo aux portes de Paris, notamment vers Boulogne, ou encore les projets de réduction de circulation sur l’Avenue du Général Leclerc et la Porte d’Orléans. La circulation à Paris est une compétence qui relève naturellement de l’intérêt métropolitain.

Nous avions également proposé en 2016 l’organisation d’États Généraux de la circulation dans Paris, organisés avec la Préfecture et l’ensemble des maires de la métropole, proposition malheureusement balayée d’un revers de la main par l’exécutif, prouvant leur manque total de vision globale sur la question de la circulation.

La Maire de Paris ne peut continuer à isoler Paris du reste de l’agglomération, au risque de l’enfermer dans un entre soi confortable et « auto » satisfaisant. Élargir la votation citoyenne à la seule échelle pertinente, celle de la Métropole, relève du bon sens et de la courtoisie républicaine la plus élémentaire.

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris