Paris, le 23 janvier 2018

Lors du Conseil de Paris de février prochain, la Mission d’Information et d’Évaluation relative à la propreté, dans laquelle j’ai représenté le groupe UDI-MoDem pendant de nombreux mois, va rendre ses conclusions.

Ma conviction est que la propreté est avant tout une question de volonté politique. Or, force est de constater qu’elle n’était pas une priorité pour l’exécutif parisien, loin de là, c’est ce que les travaux et auditions de la MIE ont bien mis en relief. Le premier mérite de cette MIE est d’avoir enfin réussi à les convaincre de l’importance du problème de la propreté à Paris.

La propreté à Paris ne se fera pas non plus sans une nette inversion des mentalités. C’est ce que la Mission d’Information et d’Évaluation relative à la propreté a bien compris, laquelle a, sur mon impulsion, décidé d’ordonner ses préconisations autour de ce constat et d’un principe, celui du salisseur – payeur, pivot central de ses recommandations.

Il est en effet essentiel d’inverser les mentalités, comme cela s’est produit avec le tabagisme : le salisseur est un pollueur qui doit sentir la désapprobation collective, et doit être sévèrement sanctionné.

Ainsi, nous demandons à ce que l’État permette aux collectivités d’augmenter les amendes en cas d’atteintes à la propreté ou encore que les contrôles sur la tenue des chantiers soient renforcés, propositions reprises par le rapport final de la MIE. Mais encore faut-il donner aux Parisiens les moyens de leur propreté, ce qui est encore loin d’être le cas.

L’ouverture au public de nouveaux espaces verts ou encore la fermeture très tardive des jardins publics sont autant de nouvelles occasions à l’espace public parisien d’être sali, pour autant qu’aucune disposition sérieuse ne soit prise pour donner aux usagers de l’espace public les moyens d’être propres. D’où une saleté inadmissible des rues et des espaces publics et une multiplication préoccupante des rats dans Paris.

Voilà pourquoi nous avons demandé, et obtenu, l’installation systématique des corbeilles de rue à proximité des arrêts de bus, l’équipement de sites extérieurs très fréquentés de containers adaptés ou encore le renforcement des corbeilles de rue. 

Nous avons également été repris sur la modernisation des matériels de nettoyage et le déploiement de nouveaux outils numériques, sur le fait de privilégier la qualité de service au prix dans les critères de sélection des prestataires privés ou encore de recourir plus souvent à ces derniers lors des grands événements et sur des sites à haute valeur touristique.

En revanche, je regrette que la majorité municipale ait refusé de reprendre plusieurs propositions, pourtant de bon sens, que nous avions faites, comme accroître l’accessibilité des logements sociaux aux agents de la propreté, référencer les lieux délaissés par les permis de végétaliser ou encore expérimenter la gestion de la propreté aux maires d’arrondissement.

Autant de combats que nous continuerons de porter dans les mois et années qui viennent.

 

Edith Gallois

Membre de la MIE propreté

Vice-Présidente du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseillère de Paris (13ème)