Paris, le 22 janvier 2018

Les mois passent, et les rats continuent de festoyer librement dans les rues parisiennes. Les parcs et jardins ne semblent aujourd’hui plus le seul terrain de jeu préféré de ces rongeurs, dont le surnombre pose de graves problèmes de santé publique, mais aussi de sécurité des agents municipaux du nettoyage et du ramassage d’ordures.

S’il est important de rappeler que les rats font partie de l’écosystème urbain parisien, et contribuent ainsi à lutter contre les déchets en sous-sol, leur récente prolifération est une illustration bien concrète de l’échec de l’exécutif parisien en termes de propreté depuis des années, surtout depuis 2015, si l’on s’en réfère au nombre d’opérations de dératisation effectuées par les services municipaux.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris appelle l’exécutif parisien à augmenter considérablement les moyens prévus par le plan de lutte contre la prolifération des rats, à hauteur de 1,5 millions d’euros seulement, dans son plan « Objectif Paris propre » présenté il y a déjà presque un an, en mars 2017. À titre de comparaison, pour réguler une population de rats similaire, autour de 2 millions d’entre eux, la Ville de New-York a débloqué une enveloppe de 32 millions de dollars en 2017. Cherchez l’erreur. Les propositions de la CFTC semblent aller dans le bon sens, et nous appelons l’exécutif parisien à les envisager dans les plus brefs délais.

Pour réguler cette population, la Ville de Paris ne peut faire cavalier seul. Une meilleure coordination avec la Préfecture de Police, mais aussi la RATP, les restaurateurs et commerces de bouche, est essentielle, là où elle semble aujourd’hui faire défaut. L’État et la RATP doivent également contribuer aux moyens, financiers et matériels, car ces proliférations posent question en termes de sécurité des transports souterrains, mais aussi en termes d’attractivité de la capitale.

Le groupe UDI-MoDem appelle également la Préfecture de Police à lancer dès à présent sa campagne de dératisation, habituellement prévue entre avril et juin, dans la mesure où les rats ne semblent désormais plus attendre les beaux jours pour sortir des égouts de la capitale.

 

Eric Hélard

Vice-Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (16ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris