Paris, le 6 décembre 2017

L’annulation prononcée hier par le Tribunal administratif de la concession de services transitoire négociée avec l’entreprise JCDecaux pour l’affichage publicitaire à Paris, est un nouveau revers pour la Mairie, qui continue de faire preuve d’un incroyable amateurisme juridique sur ce dossier, ayant de graves conséquences sur les finances de la Ville déjà malmenées.

L’annulation de cette concession de services transitoire de 20 mois empêche l’exploitation commerciale du réseau d’affichage publicitaire et entraîne une perte sèche de ressources pour la Ville, qui n’encaissera ni les 40 millions d’euros de redevance fixe prévus par le contrat, ni les 8,3 millions de part variable estimés. À cette privation de ressources s’ajoute 30 millions d’euros de pertes sur un chiffre d’affaires potentiel qui aurait dû être généré par la publicité numérique durant 5 ans.

Au total, l’ardoise grimpe à 78,3 millions d’euros pour la Ville de Paris, autant de ressources dont elle devra se priver, à la veille de la discussion budgétaire 2018. Elle devra de plus régler dans les mois à venir et dans un équilibre majoritaire incertain, la modification de son règlement local de publicité.

La Ville de Paris avait décidé, entre le 27 février 2007 et le 31 décembre 2017, de relier le précédent contrat d’affichage numérique à celui des Vélib’, avant de scinder les deux marchés.

Le bilan est en train de prendre une tournure catastrophique : en ce début de décembre 2017, les Parisiennes et les Parisiens perdent sur tous les tableaux, puisque la Ville de Paris n’a donc plus ni d’affichage publicitaire, ni de Vélib’, ni de mobilier d’information locale, ni de redevances, et de surcroît révèle aux yeux de tous un effrayant amateurisme juridique.

Au bout du compte, on est proche du désastre absolu.

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris