Paris, le 21 septembre 2017

 La décision du Conseil d’Etat qui a confirmé lundi 18 septembre l’annulation de la concession de service relative à l’affichage publicitaire sur le mobilier urbain à Paris, attribué à JCDecaux pour 5 ans, laisse Paris dans une situation ubuesque.

La Ville de Paris se retrouve prisonnière de son propre règlement local de publicité, en ayant souhaité permettre à cette future concession de comporter une part d’affichage numérique publicitaire, alors que cela est interdit par le règlement qu’elle a elle-même mis en place.

L’exécutif récolte les fruits de sa propre démagogie et d’un règlement local de publicité qu’ils ont voulu trop restrictif et qui se révèle inadapté aux réalités contemporaines du marché publicitaire.

Il s’agit là d’un amateurisme juridique et financier ahurissant de la part de la Mairie de Paris qui va être réduite à devoir négocier, pieds et poings liés, un avenant de prolongation dont les termes et le montant seront dictés par le délégataire actuel, le contrat actuel expirant le 31 décembre 2017.

Si l’introduction d’une part, raisonnable d’affichage publicitaire numérique nous semble souhaitable, à titre d’expérimentation, encore aurait-il fallu procéder étape par étape, en commençant par réviser le règlement local de publicité parisien, et ce dès 2012, lorsque la loi a permis d’instaurer une telle introduction.

Le groupe UDI-MoDem demande ainsi à ce que, dès le Conseil de Paris de novembre prochain, soit ouvert un débat sur la modification du règlement local de publicité parisien, en vue de pouvoir intégrer une part d’affichage publicitaire numérique, à titre expérimental.

 

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris.