Paris, le 29 mars 2017

Depuis 2010, les centristes défendent, au Conseil de Paris, l’idée d’une expérimentation d’une salle de consommation à moindre risque à Paris afin de lutter contre la toxicomanie et l’addiction, afin d’encadrer de telles pratiques dans un cadre hospitalier.  

Le sujet est trop grave et important pour servir de chiffon rouge à une communication fondée sur les peurs, les angoisses, car si les questionnements et inquiétudes de certains riverains sont légitimes, notamment suite à la rixe, la seule d’ailleurs, survenue aux abords de la salle le 26 février dernier, leur instrumentalisation est inacceptable, alors même que les résultats en termes de santé publique, d’addictologie et du nombre de seringues retrouvées sur le sol aux abords de la salle sont bien réels.

Pour avoir pu rencontrer sur place l’équipe en charge de la salle de consommation, dont je voudrais d’ailleurs saluer l’immense professionnalisme, notre groupe UDI-MoDem a proposé un vœu, adopté par le Conseil de Paris, proposant que la sécurisé soit renforcée par une présence policière plus forte et visible aux abords de la salle.

Et face au débordement prévisible des équipes de soin en termes de fréquentation, je propose également que les effectifs de la SCMR soient accrus afin de permettre un élargissement de l’amplitude horaire d’ouverture, notamment l’été le soir.

Enfin, la Mairie devrait organiser en 2018 une grande campagne de prévention et d’éducation contre la toxicomanie car la politique ne consiste pas à faire comme si les problèmes n’existaient pas, il faut agir en état conscient d’ailleurs que se posera à moyen terme la question de l’ouverture d’une deuxième salle en Ile de France.

 

Eric Hélard

Vice-Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (16ème)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris