Paris, le 16 février 2017

En adoptant ce matin en dernière lecture la réforme du statut de Paris, l’Assemblée nationale choisit le strict minimum et laisse de côté l’ambition d’une vision plus globale de la métropole francilienne, qu’avait proposée le Sénat.

En se concentrant avant tout sur la fusion des 4 premiers arrondissements parisiens, la majorité de gauche à l’Assemblée nationale dégonfle toute vision d’avenir et exfiltre tous les apports positifs que le Sénat avait amenés.

Ainsi, à l’heure où la Métropole du Grand Paris doit encore trouver ses marques, il aurait été préférable de renforcer les pouvoirs des mairies d’arrondissement, afin de les rapprocher des autres communes voisines. Créer la métropole du Grand Paris d’un côté, puis modifier, deux ans plus tard, dans un autre texte, le statut et l’organisation de la principale ville de cette métropole, démontre que le gouvernement est passé à côté de son sujet.

Le Sénat avait également renforcé le transfert de compétences de police général au maire de Paris, comme dans toutes les communes de France, mettant ainsi fin au statut dérogatoire de Paris et permettant ainsi la création d’une vraie police municipale, disposition hélas supprimée du texte adopté ce matin par l’Assemblée.

Depuis des décennies, les centristes demandaient une vraie réforme permettant de faire du Maire de Paris un élu de plein exercice. Ce projet de loi est loin d’être le texte dont le Grand de Paris de demain a besoin. Nous continuerons, dans les années à venir, de défendre la vision d’un Paris inclus dans le droit commun, doté d’une police municipale, et de mairies d’arrondissement aux compétences renforcées, seules options pour faire rentrer la 1ère ville de France dans la modernité administrative et politique.

 

 

Yves Pozzo di Borgo

Sénateur UDI-UC de Paris

Conseiller de Paris (7ème)