La présentation de la « stratégie » Paris piéton proposée par la Mairie de Paris sous des mots toujours agréables et ne pouvant a priori que susciter l’approbation, est à l’évidence un recueil d’aveux de l’échec de la politique menée depuis 2001 par la majorité parisienne.

On nous dit que les piétons sont majoritaires dans leurs déplacements, ce qui paraît surprenant quand on connaît les chiffres de fréquentation des lignes de métro et de RER parisiens, et qu’ils sont mal servis.

Evidemment le comparatif n’est fait qu’avec les automobilistes. C ‘est ce que l’on appelle une vision restreinte, ciblée et orientée.

Mais revenons à nos piétons, que l’on découvre ne pas être très sereins sur les trottoirs parisiens :

L‘encombrement des trottoirs par des terrasses trop envahissantes et des deux-roues, est (enfin !) réalisé ; des chaussées défoncées, mal renseignées, mal éclairées, où l’on ne peut pas se poser, et où le « sentiment » de sécurité n’est pas suffisant (et tout cela allant en empirant !).

Dans l’état des lieux dressé, qui n’est pas très flatteur pour la municipalité élue depuis 16 ans, un aspect, le premier pourtant, n’est pas relevé : celui de la propreté.

Comment peut-on parler de trottoirs accueillants s’ils sont sales ?

Or les trottoirs sont sales, très sales, de plus en plus sales, je dirais même qu’ils sont honteusement sales.

J‘ai honte de Paris, j‘ai honte d’être parisienne, j ‘ai honte de mon pays, quand ma ville que j’aime tant est sale, dégueulasse, j’ose le mot, dans ses endroits les plus beaux, les plus prestigieux, que le monde entier nous envie.

La première mesure à prendre pour réhabiliter la marche piétonne, le goût des Parisiens pour la rue, le goût des touristes pour la promenade parisienne, c‘est de rendre aux trottoirs leur dignité en les entretenant et en les rendant propres. Il y aussi un gros effort d’entretien de l’état de la chaussée à faire.

Trottoirs sales et défoncés sont inhospitaliers.

Rendre accueillante la rue, au sens large du terme, c’est d’abord une question de respect. L’aimer, c’est la respecter, et la faire respecter. Respecter la rue, c‘est respecter les autres, personnes âgées qui peuvent glisser, et tomber à cause d‘un déchet, les gens pressés qui n’ont pas le temps de scruter le trottoir en marchant.

Rendre aux trottoirs leur propreté est la première des priorités.

Cela ne figure pas dans la stratégie piétonne, je demande à ce que cela soit approuvé.

 

Edith Gallois

Vice-présidente du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseillère de Paris (13ème arrondissement)