Paris, le 26 septembre 2016

 Les habitants des quartiers Pelleport et Saint-Fargeau ont appris cet été la décision de la mairie de Paris d’autoriser l’implantation d’un centre commercial Carrefour dans les locaux anciennement occupés pas le rectorat de Paris.         

C’est une surface d’au moins  2000 m2 qui accueillera des commerces dans un quartier où il existe déjà de nombreux magasins de proximité, plusieurs petites et moyennes surfaces de grandes enseignes commerciales, et un Monoprix situé dans la même rue, et à moins d’une centaine de mètres.          

Elle générera d’importants troubles de voisinage, notamment pour la circulation et l’approvisionnement des magasins. Elle soulève des questions de sécurité incendie et d’accès pour un immeuble qui n’était pas conçu pour recevoir ce type d’activités. Il bouleverse l’organisation du quartier et a été conçu sans concertation avec les immeubles d’habitation attenants.         

Les habitants de ce quartier ont accueilli avec consternation cette décision, au regard des choix d’implantation d’un centre commercial, mais également en raison des conditions dans lesquelles est intervenue cette opération validée par la maire de Paris, Anne HIDALGO, et la maire d’arrondissement, Frédérique CALANDRA.

Une forte mobilisation citoyenne s’est depuis mise en place et diverses actions sont conduites pour dénoncer ce coup de force des élus de Paris, ces pratiques politiques détestables et condamnables qui accentuent le discrédit du politique.

Mustapha Saadi, Conseiller régional UDI d’Ile-de-France, du 20ème arrondissement de Paris, s’associe à cette mobilisation et considère que :

1/ l’implantation d’un centre commercial nuira grandement aux commerces locaux qui participent grandement au maintien du lien social et à la vie du quartier. Cette arrivée de Carrefour entraînera une concurrence exacerbée qui sera probablement préjudiciable pour les commerçants et les artisans.

2/ le permis de construire accordé par la maire de Paris, sur avis favorable de la maire d’arrondissement, qui a été consultée, et donc PLEINEMENT assumées par l’ensemble des deux exécutifs, est un vrai déni démocratique !

Une complète opacité ! Quelle curieuse conception de la démocratie dite participative ! Les Conseils de quartiers ont-ils encore une utilité ? Quel mépris pour les habitants du 20ème !

3/ Au-delà, se pose la question du rôle exact des élus membres de l’exécutif ? Certains déclarent ne pas avoir été informés. Si c’est le cas, alors on pourrait se demander : «  à quoi servent-ils ? ». Comment peuvent-ils être tenus dans l’ignorance d’une décision d’une telle importance ?

De vraies questions qui laissent songeur sur l’état et le fonctionnement de notre démocratie !

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris et Mustapha Saadi, Conseiller régional d’Ile-de-France demandent à Madame Anne HIDALGO quels motifs l’ont guidé dans ce choix, alors que dans cet arrondissement font défaut des équipements culturels, sportifs, des espaces d’accueil pour la petite enfance, des locaux pour l’implantation de petites entreprises créatrices d’emploi, etc.

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

 

Mustapha SAADI

Conseiller régional d’Ile-de-France