Paris, le 7 juin 2016

Apres avoir trop longtemps refusé la Police de Proximité que nous appelions de nos vœux, la Majorité nous propose la création de  brigades anti-incivilités.

C‘est un pas vers la raison. Après avoir nié ce problème des incivilités qui pourrissent la vie des Parisiens et nuit à la beauté de Paris, tout en laissant une certaine Police se déchainer arbitrairement  contre les automobilistes ; entre la «  cool attitude » et les méthodes de cow-boy, il y avait un fossé plein d’agressions et d’agressivité.

Le flicage agressif et permanent est inutile et contreproductif. Il n’incite pas au respect de la Police. Le laisser-aller contre la saleté, la salubrité, les nuisances sonores, et  l’insécurité sont à l’inverse  autant de raisons de déprime et d’insatisfaction des Parisiens. Leur qualité de vie s’en ressent, elle se détériore. L’image de Paris est mise à mal.

Des brigades qui s’appliqueraient chaque jour à lutter contre ces incivilités qui pourrissent la vie des Parisiens, dans une optique de prévention autant que de sanction, peuvent être une solution à cette dégradation des conditions de vie des Parisiens au quotidien.

Dans cet esprit j’ai proposé l’expérimentation de brigades à cheval, qui a été voté à l’unanimité lors du dernier Conseil. Cela sera une belle manière d’allier autorité et beauté, respect et convivialité.

Je fais pour ce conseil du 13 juin une autre proposition très pragmatique, qui se révèlera, je n’en doute pas, extrêmement efficace si elle est adoptée.

Je propose que l’on facilite le logement de ces brigadiers dans des appartements de la Ville de Paris situés dans les quartiers où ils devront exercer leur travail.

Ainsi, respect et proximité seront bilatéralement installés.

Respect de ces brigadiers qui connaissent et vivent dans le quartier, par les habitants, et les commerçants. Respect de leur vie privée et familiale, en réduisant les déplacements surtout aux heures tardives auxquelles ils devront se plier.

Cette proximité géographique induira une proximité de vie et d’habitudes, une meilleure compréhension des uns et des autres, et une meilleure entente.

Cette implantation  de vie des brigadiers dans les quartiers contribuera à l’apaisement.

Les Parisiens se sentant soutenus, protégés, auront aussi à cœur de soutenir et respecter ces personnes dont le travail serait avant tout de veiller à leur qualité de vie.

Il faut réinventer une Police Parisienne pour installer un nouveau climat : celui de la  Bienveillance Réciproque.

 

 

Edith Gallois

Vice-Présidente du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseillère de Paris (13ème)