Paris, le 11 février 2016

Nous ne voterons pas le renouvellement de marché de l’enlèvement de voirie des véhicules à Paris, parce que nous pensons que le système fonctionne mal et qui a laissé place à des travers. Une délégation à un service privé géré par la Préfecture de Police n’est pas cohérente. Ni pour la lisibilité des responsabilités par les Parisiens ni pour la transparence de cette activité. Pourquoi dans la réforme du Statut de Paris l’exécutif n’a-t-il pas tenu à reprendre ce service sous son autorité ? Une mise en régie municipale pour une activité de ce type s’avèrerait tout à fait pertinente.

Plusieurs fois déjà nous avons interpellé la Mairie sur cette question. Les mises à la fourrière sont des sanctions très sévères, qui demandent beaucoup temps et de d’argent pour les automobilistes. Cette sanction ne devrait s’appliquer qu’en dernier ressort, quand il y a vraiment gène sur la voie publique, comportements abusifs. L’enlèvement des automobiles devrait s’appliquer en priorité au stationnement véritablement gênant, celui qui cause un trouble à l’ordre public, c’est-à-dire les véhicules qui empiètent sur les voies de bus ou les pistes cyclables, ceux qui sont stationnés devant des entrées de parking ou qui sont garés en double file. Or, on a de plus en plus le sentiment que la priorité est donnée à une logique d’opportunité et de tiroir-caisse.

Il devrait y avoir des critères déterminés et objectifs. Or, la manière dont les choses se déroulent actuellement est à l’opposé. Avec les mises en fourrière on accède au royaume de l’arbitraire. Nous appelons à un resserrement des priorités sur l’essentiel et à davantage de flexibilité, en particulier sur le stationnement sur les places de livraisons aux horaires décalés. Il faut absolument développer les places de livraison à pointillés qui permettent de stationner entre 20h et 6h du matin.

Il ne s’agit pas de cautionner des comportements qui ne respectent pas la réglementation, mais nous pensons qu’il n’est pas utile que systématiquement on enlève des voitures sans délai quand elles sont stationnées tard le soir sur des espaces de livraison ou de transferts de fond. Oui, nous pensons qu’il y a chaque jour des abus qui n’honorent pas la Préfecture. Oui, nous pensons qu’il est simple pour elle de donner les bonnes instructions. Oui, nous voulons dire bye bye à ce royaume de l’arbitraire.

 

Edith Gallois

Conseillère de Paris (13e)

Secrétaire nationale de l’UDI en charge des transports