Paris, le 19 octobre 2015

Le plan d’aménagement des voies sur berges rive – droite annoncé par Anne Hidalgo n’est malheureusement qu’un simple copier-coller des aménagements existants rive-gauche, et se résume plus à un Paris-Plages permanent qu’à un véritable plan inventif et original.

Il est inquiétant que la piétonisation de la rive droite de la Seine ne se fasse au détriment d’une véritable mixité d’usages, alors que la Seine est un axe structurant encore sous-développé en termes de fret fluvial, ce que les centristes déplorent déjà depuis de nombreuses années.

Il est vital, pour l’attractivité du centre de Paris, que puisse être étudiée la mise en place de plateformes logistiques légères, de quais de marchandises par la création de « mini-docks » ou de « mini-ports » intégrés au sein de ces futurs aménagements. Cela permettra de compenser partiellement les effets négatifs sur l’activité de nombreux commerçants, artisans et entreprises, qui seront pénalisés par la fermeture de cet axe de circulation automobile majeur.

De plus, nous ne pouvons que regretter l’absence totale de prise en compte des avis régionaux et métropolitains sur la fermeture de cet axe ouest-est majeur. Une fois encore, Anne Hidalgo a choisi pour Paris une approche isolationniste et égoïste alors que de nombreuses villes limitrophes pointent déjà les risques subis des reports de circulation et de stationnement dans leurs propres rues.

En ce sens, la mise en place d’un nouveau « tramway » ne pourra pas compenser la perte du principal axe de circulation ouest-est de Paris, dans un espace qui risque d’être d’autant plus congestionné que les investissements à réaliser seront massifs. Cette précipitation rend d’autant plus urgente la prise en compte des intérêts métropolitains dans la redéfinition des axes routiers principaux de la capitale.

Edith Gallois
Conseillère de Paris (13ème arrondissement)
Conseillère régionale d’Ile-de-France