Le 26 mai 2015,

“A Paris, un logement social, c’est pour la vie ». Telle pourrait être la devise de la politique de la Ville de Paris en matière de logement.
Le groupe UDI-MoDem souhaite que soit engagée de toute urgence une réflexion sur la mise en place de baux sociaux limités à une période de 9 ans, contre le renouvellement automatique actuellement en vigueur.

L’engorgement du parc social de la Ville est l’une des principales raisons des difficultés de se loger à Paris. Le groupe UDI-MoDem considère que le projet d’assouplissement de la charte des mutations mis en avant par l’exécutif et voté  en Conseil de Paris est une fausse réponse, un chiffon rouge. Il est urgent de s’attaquer aux vraies causes d’un parc de logements statique, ne permettant aucun parcours résidentiel.

Selon Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem «Le parc social, à Paris est fermé de l’intérieur ! Il faut mettre un terme à ces situations de rentes à vie, que  personne n’a eu jusqu’à présent intérêt à dénoncer : les politiques, qui ont déjà pu par le passé être tentés par des attributions  de complaisance, et les bailleurs sociaux, car ils n’ont pas intérêt à renoncer aux surloyers, et préfèrent la stabilité de locataires à vie, économisant des frais de gestion. A 100 000 € de revenus annuels, on peut commencer à se demander, si il est bien normal de se maintenir dans un logement social. Cette situation entretient une injustice sociale intolérable ».

Un premier pas vers une plus grande transparence a été franchi avec l’adoption d’un amendement du groupe UDI-MoDem demandant une publication des résultats de l’enquête actuelle réalisée par les bailleurs sociaux sur le nombre de locataires, la typologie des locataires soumis aux surloyés et les nombres de mutations proposées et réalisées.