Gouvernance

Autopartage à Paris : le triple mépris de la Maire de Paris  

En annonçant la tenue d’une conférence de presse à l’Hôtel de Ville, demain matin, avec le constructeur Renault, qui présentera le futur service d’autopartage à Paris, la maire de Paris croit pouvoir maquiller grossièrement le fiasco d’Autolib’ par un nouveau contrat ficelé à la va-vite.

Le groupe UDI-MoDem avait alerté la Maire de Paris sur le risque de se précipiter vers le premier remplaçant venu d’Autolib’, sans étudier sérieusement les équations économiques de l’autopartage. Force est de constater que la Maire de Paris a choisi de foncer tête baissée, dans le brouillard, de surcroît, afin faire oublier au plus vite le fiasco Autolib’.

Sur la forme, enfin, et surtout, cette annonce, en plein débat sur les mobilités en Conseil de Paris, qu’elle n’a pas honorée de sa présence plus de 20 minutes, et passant par-dessus la tête des communes membres du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, traduit un triple mépris : mépris profond de la place de ce débat dans sa réflexion stratégique, mépris des élus qui débattent de l’avenir des mobilités dans l’ignorance des projets de la Mairie mais aussi mépris des communes membre du syndicat mixte Autolib Vélib Métropole, qu’elle n’associe pas à ce nouveau projet. Une fois de plus, Anne Hidalgo choisit de s’enfermer dans un dialogue politique avec elle-même.

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Autolib’ : 2 février 2011 – 21 juin 2018

Paris, le 21 juin 2018

 

Réuni ce jeudi 21 juin, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ métropole a sonné le glas d’Autolib’, sept ans après sa création, dont le contrat se révèle aujourd’hui être celui du mariage de l’inconséquence industrielle et commerciale du groupe Bolloré et de l’incompétence des successeurs de Bertrand Delanoë. La délibération adoptée sur le refus du syndicat de payer la somme réclamée par le groupe Bolloré, acte la fin du service Autolib, en théorie le 25 juin.

Membre du bureau du Syndicat mixte représentant la région Ile-de-France et membre du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris, Yann Wehrling, a refusé de prendre part au vote de ce jour sur la fin du contrat Autolib’, décision déjà entérinée par la Maire de Paris. Il a regretté la disparition de l’esprit constructif et de dialogue qui prévalait jusqu’à alors entre membres du syndicat mixte. Par ses déclarations dans la presse annonçant la fin d’Autolib’, la Présidente du syndicat mixte a dynamité le front commun qui unissait les membres du syndicat face aux coups de boutoir du délégataire. Pour preuve, près de la moitié des communes membres du syndicat, afin de manifester leur opposition à cette méthode de travail, a refusé d’approuver la délibération proposée par sa présidente, mettant fin au service Autolib’.

Depuis plusieurs jours, la Mairie de Paris et la présidente du syndicat mixte d’un côté, la direction d’Autolib’ et le groupe Bolloré de l’autre, se renvoient la responsabilité de cet échec, dans une surenchère de reproches. Et au-delà du rapport d’audit établi par Ernst & Young qu’il s’agira de rendre public, nous aurons besoin d’établir un véritable bilan de cette « aventure Autolib’ » pour établir avec objectivité les responsabilités des uns et des autres dans ce triste fiasco. Lire

Gestion des personnels de la Ville de Paris : une urgence de réforme

Paris, le 15 juin 2018

 

Le référé de la Cour des Comptes transmis au Premier Ministre, relatif au « droit et aux pratiques du statut des collaborateurs de la Ville de Paris » est un cruel désaveu pour la politique des ressources humaines de la Maire de Paris.

Pêle-mêle, la Cour des Comptes reprend les conclusions peu amènes du rapport que la Chambre Régionale d’Ile de France avait produit sur le sujet et que le groupe UDI-MoDem avait partagées lors du conseil de Paris de décembre dernier. Ce rapport pointait notamment la gestion hasardeuse et opaque du cadre statutaire des quelques 52.000 personnels de la collectivité parisienne, dans une litanie d’irrégularités, d’absences de pilotage et d’absences de transparence qui donne le vertige.

L’accumulation de régimes spécifiques dérogatoires, parfois obsolètes, des 36 corps d’emploi, d’échelons hiérarchiques superflus, de plafonds de rémunérations détournés par un recours à des contractuels pour des postes pourtant accessibles aux titulaires ou encore l’absence de transparence dans les promotions et nominations aux postes de direction, sont autant de réformes que la Cour des Comptes estiment « possibles et nécessaires ».

Cette situation n’est hélas pas nouvelle à Paris. S’il serait injuste de l’imputer à la seule majorité actuelle, force est de constater que depuis 2014, ces situations ont non seulement perdurées, mais ont été renforcées. Lire

Rapport social de la Ville de Paris pour 2017

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Madame la Maire, Mes chers Collègues,

Le rapport social qui nous est soumis aujourd’hui porte sur la politique des ressources humaines mise en œuvre au cours de l’année 2017 au profit de plus de 50000 agents permanents de la Ville et du Département de Paris. Lire

Après l’évacuation du campement de migrants du millénaire l’Etat et la Ville doivent travailler ensemble

 

Paris, le 30 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris accueille avec soulagement l’évacuation des 1600 migrants du campement du millénaire, qui vivaient dans des conditions indignes, et leur mise à l’abri dans des centres d’hébergement temporaires à Paris et en Ile de France.

Pour le Groupe UDI MoDem, quatre conditions doivent permettre de limiter la formation de nouveaux campements.

1 – Des centres de premier accueil de grande capacité, comme la Ville de Paris semble vouloir l’envisager, doivent permettre d’absorber le flux quotidien de nouvelles arrivées, passant donc par une montée en puissance du déploiement des Centres d’Accueil et d’Examen des Situations (CAES) en partenariat avec la métropole du Grand Paris et la Région Ile de France ;

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Contrat financier entre la collectivité parisienne et l’Etat (2018-2020)

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Communication sur la stratégie LGBTQI+

Madame La Maire, mes chers collègues,

Comment ne pas commencer ce débat en ayant une pensée émue pour Jean-Luc Romero. Vous avez souhaité lui adresser un message de soutien et de sympathie Madame la Maire, je veux bien sûr m’associer à ce message, tout comme les élus du groupe UDI-MoDem et j’imagine l’ensemble de cette assemblée en adressant à mon tour à Monsieur Romero mes plus sincères condoléances.

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Les quatre questions posées par la votation citoyenne sur le Plan Climat

Paris, le 25 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’interroge sur la nature réelle de la votation citoyenne sur le Plan Climat parisien, qui débute aujourd’hui. Plusieurs problèmes sont soulevés par cette initiative, tant dans ses principes que dans ses conditions d’organisation, qui rendent cet exercice plus proche d’une opération de communication pouvant mener à toutes les instrumentalisations possibles, que par une réelle innovation démocratique.

Quelle est l’utilité de cette votation citoyenne ? Le Plan Climat Air Énergie de Paris a déjà été adopté deux fois à l’unanimité par le Conseil de Paris, tandis que le Plan Climat Air Énergie de la Métropole du Grand Paris a lui aussi été adopté à l’unanimité par le conseil métropolitain, rendant donc cette votation inutile dans le processus de décision. L’affirmation que les Parisiennes et les Parisiens sont invités à valider par « oui » ou par « non », à savoir « Je soutiens le Plan Climat Air Energie », ne porte que sur une formulation vague et globale, et seule une dizaine de mesures sur les 500 du Plan seront présentées à l’occasion du vote.

Si l’objectif de la votation consistait à « sensibiliser les citoyens à l’urgence climatique », une meilleure stratégie de communication en bonne et due forme aurait probablement été plus efficace. Lire

Statut particulier applicable au corps des ingénieurs et architectes d’administrations parisiennes

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Création d’une Commission parisienne des activités foraines et circassiennes

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