Marielle de Sarnez

Voeux relatifs à l’accueil des migrants

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

Notre débat intervient au lendemain de l’évacuation des derniers campements de migrants, et six jours après celui du millénaire. 2000 personnes bénéficient désormais d’une solution d’hébergement temporaire en Île-de-France et bénéficieront rapidement d’un diagnostic social et sanitaire puis d’un examen complet et approfondi de leur situation administrative par les services de l’État.

Trente-six opérations d’évacuation auront ainsi été mises en œuvre par les services de l’Etat depuis 2015, date de la grande crise migratoire liée à l’amplification de la violence meurtrière au Proche-Orient qui a vu plus d’un million de personnes arriver en Europe au péril de leur vie.

Si aujourd’hui la pression migratoire en Europe à quelque peu baissé, il n’en reste pas moins que la crise de 2015 a fait prendre conscience à tous d’un phénomène en accélération partout dans le monde, dû à des facteurs multiples qui ne sont pas prêts de cesser : conflits, terrorisme, pauvreté, désastres naturels accentués par les changements climatiques, et inégalités croissantes nord-sud, et sud-sud.

Cette réalité mérite d’être rappelée car elle nous dit qu’il n’y a pas d’autre choix que d’avoir, sur cette grande question des migrations, une vision et une gestion de long terme.

Et elle exige de tous, État et collectivités, une attitude de responsabilité et de coopération,  ainsi que le respect de principes fondamentaux.

Le premier de ces principes est la sanctuarisation et l’application effective du droit d’asile.

Tout le monde le voit, il y a aujourd’hui de très nombreux dysfonctionnements dans le régime européen d’asile auxquels il faut rapidement mettre un terme, si nous voulons sauvegarder le droit d’asile.

Cela doit nous conduire à harmoniser nos pratiques au sein de l’Europe sur les délais de traitement qui doivent descendre partout à 6 mois au plus, sur les conditions d’accueil des demandeurs d’asile, sur le taux de reconnaissance des principales nationalités, sur les politiques d’éloignement et de retours volontaires, et sur la reconnaissance mutuelle des décisions au sein de l’Europe.

Nous devons aussi avancer vers une gestion commune efficace de nos frontières. Et vers la mise en œuvre d’un système d’alerte européen, pour anticiper les mouvements de réfugiés lors de grandes crises comme nous l’avons connu avec la Syrie.

C’est à cette condition que l’Europe pourra exercer sa pleine solidarité à leur égard.

Il y a enfin la coopération avec les pays d’origine, notamment l’Afrique, avec un nouveau partenariat permettant le développement de leurs économies.

Un mot enfin sur l’immigration dite économique.

Celle-ci représente 25% des migrations légales en Europe, et seulement 10% en France.

Ouvrons le débat sur cette question. Favorisons les allers retours choisis, ce qui est la meilleure façon  d’éviter la « fuite des cerveaux ».

Bien sûr, cette politique globale n’épuise pas le champ du dossier. Nous devons donc nous interroger sur les mécanismes de coopération et de solidarité entre l’Etat et les collectivités locales.

La question du partage des responsabilités respectives de l’Etat et de la ville de Paris en matière d’évacuation peut poser question.

On doit donc adapter le processus de décision à l’urgence qui est de mise quand il s’agit d’êtres humains et de situations de détresse, pour éviter que demain ne se reconstituent des campements indignes à Paris. C’est le sens de notre vœu.

Je veux dire enfin qu’il n’est pas acceptable, ni moralement, ni civiquement que ces situations soient l’objet de polémiques partisanes et politiciennes.

Trop souvent on s’y emploie dans le seul but de rechercher des avantages électoraux.

Et l’on voit ce que cela donne, Le résultat des récentes élections en Hongrie, en Allemagne, ou encore en Italie devrait être pour nous un avertissement sérieux, et un appel à la responsabilité collective. Pour nous toutes et pour nous tous.

Je vous remercie.

 

Marielle de Sarnez

Présidente de la commission des affaires étrangères, Assemblée Nationale

Députée Européenne

Conseillère de Paris (6è )

vidéo intervention Marielle de Sarnez sur le voeu relatif à l’accueil des migrants

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Aide d’urgence pour les populations civiles victimes du conflit en Syrie

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Communiqué du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris suite à la disparition de Jacques Dominati

L’ensemble des élus du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris a appris avec une grande émotion la disparition, jeudi 8 septembre 2016, de Jacques Dominati, l’une des voix centristes parisiennes durant de nombreuses décennies.

Président du Conseil de Paris de 1974 à 1975, Secrétaire Général des Républicains Indépendants, puis député de la capitale en 1967, réélu en 1968 et 1973, puis de 1982 à 1993 sans discontinuer, il a marqué à coup sûr l’histoire politique parisienne, ayant été également maire du 3ème arrondissement et premier adjoint au Maire de Paris, Président du Conseil de Paris et Président de l’UDF Paris.

Président de « Paris Avenir » de 1974 à 1977, ce mouvement politique préfigure sur Paris la future UDF, regroupant les Républicains Indépendants, le Centre des Démocrates Sociaux et les radicaux valoisiens et prépare activement cette révolution politique parisienne qui consistera à doter la capitale d’un maire élu, objectif atteint aux municipales de 1977.

Grand résistant et homme de convictions, il a toujours eu à cœur de défendre la capitale, et contribua à libérer Paris une seconde fois, en défendant la fin du statut spécifique de la capitale, avec le souhait d’en faire une ville de plein exercice. Si Paris peut espérer parvenir à se libérer de la tutelle de l’Etat aujourd’hui, c’est grâce aux graines que Jacques Dominati a semées, dès les années 70.

Marielle de Sarnez, Yves Pozzo di Borgo, Eric Hélard et Eric Azière, qui partagèrent avec lui des années d’engagement, ainsi que l’ensemble des élus du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris, tiennent à assurer aux proches de Jacques Dominati, à sa fille Isabelle, et à ses deux fils Laurent et Philippe, toutes leurs amicales pensées et leur soutien dans cette épreuve.

 

Formule E, e-gabegie

Tribune parue sur le Huffington Post : Lien

Il y a quelque chose de dérangeant dans ce ePrix de Formule E qu’on nous propose ce week-end aux Invalides.

Dérangeant parce que les messages véhiculés dénotent une conception de la voiture électrique que nous ne partageons pas. Fallait-il faire passer l’idée, avec un championnat, que la voiture électrique pouvait faire “aussi bien” que la voiture thermique ? Pour nous, la voiture propre, précisément par sa modernité, nous invite non pas à “faire comme avant”, mais à regarder devant nous et non pas dans le rétroviseur. C’est l’occasion d’en profiter pour repenser la voiture en ville. Moins “bolide” et plus pratique, discrète, agile, et utile.
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Débat d’actualité – Mesures post-attentats

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Débat organisé sur la gestion des réfugiés

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Tour Triangle : Déclassement de l’assiette et bail à construction

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Candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024

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Contrat de prévention et de sécurité

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“Lutte contre la pollution de l’air à Paris, nous ne réussirons pas seuls !”

La lutte contre la pollution de l’air, à Paris, mais également dans toutes les zones urbanisées, est un enjeu de santé publique, impérieux et urgent. Depuis des décennies, toutes les études concordent pour dire les effets néfastes, voire mortels, de cette pollution, désormais considérée comme le plus grand risque environnemental pour la santé dans le monde.  

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