Eric Azière

Autolib’ : 2 février 2011 – 21 juin 2018

Paris, le 21 juin 2018

 

Réuni ce jeudi 21 juin, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ métropole a sonné le glas d’Autolib’, sept ans après sa création, dont le contrat se révèle aujourd’hui être celui du mariage de l’inconséquence industrielle et commerciale du groupe Bolloré et de l’incompétence des successeurs de Bertrand Delanoë. La délibération adoptée sur le refus du syndicat de payer la somme réclamée par le groupe Bolloré, acte la fin du service Autolib, en théorie le 25 juin.

Membre du bureau du Syndicat mixte représentant la région Ile-de-France et membre du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris, Yann Wehrling, a refusé de prendre part au vote de ce jour sur la fin du contrat Autolib’, décision déjà entérinée par la Maire de Paris. Il a regretté la disparition de l’esprit constructif et de dialogue qui prévalait jusqu’à alors entre membres du syndicat mixte. Par ses déclarations dans la presse annonçant la fin d’Autolib’, la Présidente du syndicat mixte a dynamité le front commun qui unissait les membres du syndicat face aux coups de boutoir du délégataire. Pour preuve, près de la moitié des communes membres du syndicat, afin de manifester leur opposition à cette méthode de travail, a refusé d’approuver la délibération proposée par sa présidente, mettant fin au service Autolib’.

Depuis plusieurs jours, la Mairie de Paris et la présidente du syndicat mixte d’un côté, la direction d’Autolib’ et le groupe Bolloré de l’autre, se renvoient la responsabilité de cet échec, dans une surenchère de reproches. Et au-delà du rapport d’audit établi par Ernst & Young qu’il s’agira de rendre public, nous aurons besoin d’établir un véritable bilan de cette « aventure Autolib’ » pour établir avec objectivité les responsabilités des uns et des autres dans ce triste fiasco. Lire

Fin d’Autolib : les pouvoirs publics reprennent enfin la main

Paris, le 15 juin 2018

La Présidente du Syndicat Mixte Autolib’ Vélib’ métropole a annoncé dans le Parisien qu’elle soumettra aux membres du syndicat la résiliation du contrat le liant au groupe Bolloré pour l’exploitation du service Autolib’ le 21 juin prochain.

Au vu de l’échec d’Autolib’, cette annonce n’est pas surprenante, tant la confiance avec le prestataire est rompue depuis plusieurs mois. L’opération dans laquelle la Ville de Paris et les autres communes membres du réseau Autolib’ ont été entraînées allait au-delà des capacités d’absorption des déficits annoncés par le prestataire.

Pour le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris, il semble plus normal et plus sain que cette décision de résiliation soit à l’initiative des décideurs publics que du délégataire, comme il le laissait entendre dans son dernier courrier adressé au syndicat mixte. Lire

Pour des États Généraux des transports en commun en région parisienne

Paris, le 13 juin 2018

Jamais l’état des transports en commun parisiens n’a été autant préoccupant. Si ce mardi 13 juin est annoncé comme une journée noire pour les usagers, ce n’est pas seulement en raison de la grève SNCF du jour, mais également à cause d’une succession d’incidents qui illustrent l’état préoccupant de ce réseau, en banlieue, comme à Paris.

Ce matin, ont eu lieu coup sur coup un « incident » sur les voies du RER A entre Auber et la Défense ainsi qu’une panne technique en gare de Saint-Lazare, qui ont totalement paralysé le nord-ouest de la capitale et la Défense.

Ces avaries surviennent le lendemain du déraillement d’une rame du RER B dans l’Essonne, suite à un glissement de terrain, qui n’a heureusement qu’un bilan humain léger, mais dont la rame mettra plusieurs jours à être évacuée, paralysant ainsi cette voie pour une période indéterminée.

La multiplication de ces dysfonctionnements mineurs, majeurs ou spectaculaires s’ajoute aux avaries quotidiennes que connait le métro parisien. Lignes saturées aux heures de pointes, manque d’anticipation de la hausse de la fréquentation, conditions de transports déplorables, incidents à répétition, tantôt techniques, tantôt « voyageurs », accessibilité au réseau quasi nulle, mendicité toujours omniprésente, absence de 3G,… Lire

Après l’évacuation du campement de migrants du millénaire l’Etat et la Ville doivent travailler ensemble

 

Paris, le 30 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris accueille avec soulagement l’évacuation des 1600 migrants du campement du millénaire, qui vivaient dans des conditions indignes, et leur mise à l’abri dans des centres d’hébergement temporaires à Paris et en Ile de France.

Pour le Groupe UDI MoDem, quatre conditions doivent permettre de limiter la formation de nouveaux campements.

1 – Des centres de premier accueil de grande capacité, comme la Ville de Paris semble vouloir l’envisager, doivent permettre d’absorber le flux quotidien de nouvelles arrivées, passant donc par une montée en puissance du déploiement des Centres d’Accueil et d’Examen des Situations (CAES) en partenariat avec la métropole du Grand Paris et la Région Ile de France ;

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Budget supplémentaire 2018 et comptes administratifs 2017

Mes chers collègues,

Cher Emmanuel GRÉGOIRE,

En lisant votre communication pour préparer ce débat, j’étais partagé entre le sourire que provoque la légèreté de vos arguments et la gravité devant la situation budgétaire de Paris que vous ne pouvez plus masquer.

Vous mettez en avant une prétendue maîtrise des dépenses de fonctionnement, avec 3 % de hausse des dépenses de personnel, une prétendue stabilité fiscale, avec une fiscalité indirecte qui ponctionne les Parisiens dans tous les domaines de leur vie municipale, et un illusoire renforcement de l’autofinancement obtenu, on le sait très bien, grâce à l’intégration des loyers capitalisés dans les recettes de fonctionnement.

Malgré ce constat d’une gestion inconséquente, il faut avouer que vous avez bénéficié d’un contexte immobilier exceptionnel qui constitue d’ailleurs la seule raison d’un équilibre budgétaire apparent.

Vous êtes un sacré veinard, Monsieur GRÉGOIRE, et vous le reconnaissez vous-même.

 

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Les quatre questions posées par la votation citoyenne sur le Plan Climat

Paris, le 25 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’interroge sur la nature réelle de la votation citoyenne sur le Plan Climat parisien, qui débute aujourd’hui. Plusieurs problèmes sont soulevés par cette initiative, tant dans ses principes que dans ses conditions d’organisation, qui rendent cet exercice plus proche d’une opération de communication pouvant mener à toutes les instrumentalisations possibles, que par une réelle innovation démocratique.

Quelle est l’utilité de cette votation citoyenne ? Le Plan Climat Air Énergie de Paris a déjà été adopté deux fois à l’unanimité par le Conseil de Paris, tandis que le Plan Climat Air Énergie de la Métropole du Grand Paris a lui aussi été adopté à l’unanimité par le conseil métropolitain, rendant donc cette votation inutile dans le processus de décision. L’affirmation que les Parisiennes et les Parisiens sont invités à valider par « oui » ou par « non », à savoir « Je soutiens le Plan Climat Air Energie », ne porte que sur une formulation vague et globale, et seule une dizaine de mesures sur les 500 du Plan seront présentées à l’occasion du vote.

Si l’objectif de la votation consistait à « sensibiliser les citoyens à l’urgence climatique », une meilleure stratégie de communication en bonne et due forme aurait probablement été plus efficace. Lire

La hausse des frais de notaire est une fausse bonne idée

Paris, le 24 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris met en garde le Gouvernement sur le projet de hausse des droits de mutation, communément appelés « frais de notaires », proposé par le Premier Ministre à l’Association des Départements de France, consistant à augmenter ces frais de 5,8 à 6% du prix d’achat d’un bien immobilier. La Ville de Paris se goinfre déjà de droits de mutation faramineux, qui ont atteint 1,4 milliard d’euros en 2017, sur un budget de près de 9 milliards. Le groupe UDI-MoDem estime qu’il serait inopportun d’augmenter encore cette dose au détriment d’un marché immobilier déjà tendu à l’extrême.

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Vœu relatif à la suppression des hôtesses du Tour de France

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Vœu relatif à la vente de logements sociaux

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Subventions (11.790 euros) à 17 associations dans le cadre de l’appel à projets 2018 relatif au “Printemps des cimetières”

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