Opinion

Annulation du contrat d’affichage publicitaire à Paris : un désastre absolu

Paris, le 6 décembre 2017

L’annulation prononcée hier par le Tribunal administratif de la concession de services transitoire négociée avec l’entreprise JCDecaux pour l’affichage publicitaire à Paris, est un nouveau revers pour la Mairie, qui continue de faire preuve d’un incroyable amateurisme juridique sur ce dossier, ayant de graves conséquences sur les finances de la Ville déjà malmenées.

L’annulation de cette concession de services transitoire de 20 mois empêche l’exploitation commerciale du réseau d’affichage publicitaire et entraîne une perte sèche de ressources pour la Ville, qui n’encaissera ni les 40 millions d’euros de redevance fixe prévus par le contrat, ni les 8,3 millions de part variable estimés. À cette privation de ressources s’ajoute 30 millions d’euros de pertes sur un chiffre d’affaires potentiel qui aurait dû être généré par la publicité numérique durant 5 ans.

Au total, l’ardoise grimpe à 78,3 millions d’euros pour la Ville de Paris, autant de ressources dont elle devra se priver, à la veille de la discussion budgétaire 2018. Elle devra de plus régler dans les mois à venir et dans un équilibre majoritaire incertain, la modification de son règlement local de publicité. Lire

Suppression de la Maison des Associations du VIIe : une décision incompréhensible

Paris, le 1er décembre 2017

Alors que la Maire de Paris s’apprête à se gargariser de grands mots lors du prochain Conseil de Paris à l’occasion d’un débat portant sur la Charte parisienne de la participation citoyenne, les associations du VIIe arrondissement attendent, résignées et inquiètes, la fermeture d’ici la fin de l’année de leur maison des associations.

Car c’est bel et bien d’une suppression dont il s’agit, derrière la « fusion » annoncée de cette maison des associations avec celle du VIIIe arrondissement, l’une des plus anciennes de la capitale, que j’avais eu le bonheur de porter il y a de cela plusieurs décennies avec Martine Aurillac, Christian Le Roux et Bertrand Delanoë.

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Régulation des meublés touristiques : aux villes de décider !

Paris, le 30 novembre 2017

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris salue l’adoption par la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale d’un amendement au projet de loi de finances rectificative, visant à laisser aux communes le soin de déterminer le taux de la taxe de séjour à appliquer sur la location de meublés touristiques, dans une fourchette de 1% à 5%  par nuitée et par personne.

Si les parlementaires estiment à raison que les communes sont les plus à-même de déterminer le montant cette taxe de séjour, il est donc possible et souhaitable de faire confiance aux collectivités pour déterminer le nombre maximum de nuitées autorisées sur leur territoire, comme nous le demandons depuis des mois.

C’est en effet à chaque commune de placer le curseur de la régulation des meublés touristiques, en fonction de ses contingences locales. Paris, en zone tendue de logements, n’est pas dans la même situation qu’une station balnéaire bretonne, qui dispose déjà d’un nombre importants de résidences secondaires, ou qu’une sous-préfecture de région qui souhaiterait développer le tourisme sur son territoire par une régulation moins stricte. Lire

La baisse des loyers à Paris ne se décrète pas

Paris, le 28 novembre 2017

Ce mardi 28 novembre 2017, le Tribunal administratif de Paris a rendu un jugement annulant l’encadrement des loyers à Paris, quelques semaines après une annulation similaire à Lille.

Depuis plusieurs années, le groupe centriste s’évertue pourtant à le dire : « La baisse des loyers à Paris ne se décrète pas ».

Après la décision rendue pour Lille, l’annonce de l’irrégularité de l’encadrement des loyers à Paris n’est malheureusement pas une surprise. Ce qui est certain, c’est que les effets de l’encadrement des loyers auront été timides à Paris. Et pour cause : c’est le marché de l’immobilier qui détermine le niveau des loyers. Le marché s’est tassé entre 2015 et 2017, et les loyers se sont effectivement stabilisés sur cette période.

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Salle de consommation à moindres risques : la Ville de Paris doit faire preuve de responsabilité

Paris, le 21 novembre 2017

 

 

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris se félicite de l’adoption par le Conseil de Paris de son vœu relatif au bilan du fonctionnement de la salle de consommation à moindres risques, demandant notamment la convocation au plus vite du Comité de pilotage, le bilan, par la Préfecture de Police, de l’ensemble des agents, Brigade Spécialisée de Terrain comprise, déployés aux abords de la salle, un renforcement des maraudes, y compris le week-end, et l’état d’avancement sur l’extension des horaires, ainsi que sur l’ouverture d’une deuxième salle en Ile-de-France.

Si le groupe UDI-MoDem soutient les objectifs de l’expérimentation de la salle de consommation à moindres risques adossée à l’hôpital Lariboisière, il tient à rappeler les responsabilités de la Mairie de Paris quant à la tranquillité des riverains et à la sécurisation du quartier, et dont les divers incidents récents qui ont eu lieu à proximité de la salle ne doivent pas se reproduire, et ce, malgré le nombre importants de réunions du comité technique de suivi et des comités de voisinage.  

Cette expérimentation, essentielle, doit se dérouler dans de bonnes conditions pour pouvoir être jugée sur ce qu’elle doit être : un accompagnement vers la désintoxication de personnes en souffrance, qui nécessitent une prise en charge. Il est donc essentiel que l’encadrement nécessaire soit respecté.

Le groupe UDI-MoDem rappelle donc la nécessité, d’une part, de renforcer les contrôles et maraudes aux abords de la salle de consommation à moindres risques, mais aussi d’envisager au plus vite l’ouverture d’une deuxième salle en Ile-de-France, essentiel pour soulager un quartier qui ne doit pas être l’unique lieu de cette expérimentation.

 

Eric Hélard

Vice-président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (16e)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris

 

Dégradation du service Vélib’ : le groupe UDI-MoDem obtient l’indemnisation des abonnés

Paris, le 21 novembre 2017

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris se réjouit d’avoir obtenu de l’exécutif parisien le principe du dédommagement des abonnés de Vélib’ à Paris, qui subissent le préjudice d’une importante dégradation du réseau, occasionné par les travaux dus au changement d’opérateur. 

En effet depuis la rentrée, le changement d’opérateur des Vélib’ à Paris, entraîne de très nombreux travaux qui impliquent pour les usagers la fermeture pour plusieurs semaines de nombreuses stations. Lire

Vélib’, c’est le « bordel » !

Paris, le 23 octobre 2017

 

Les craintes soulevées incessamment depuis plusieurs mois par notre groupe, concernant la procédure d’un changement d’opérateur des Vélib’ à Paris sont malheureusement devenues une réalité !

Depuis un mois, avec un nombre toujours croissant de stations Vélib’ arrachées, neutralisées ou totalement vides de vélo, alors que certaines sont encore indiquées comme étant fonctionnelles sur le site internet de suivi des travaux, la dégradation du service, la réduction du nombre de stations, outrepasse les obligations contractuelles vis à vis des abonnés, alors même que les abonnements continuent d’être renouvelés, et encaissés plein pot. Aujourd’hui, retirer un Vélib’ sur un site encore en exploitation relève du coup de chance, tandis que le rendre sur un autre site, toujours en exploitation, relève cette fois du miracle. Il est parfois plus raisonnable de le rendre, là où on l’a pris. Près de 30% du réseau est ainsi inexploitable.

Pendant ce temps-là, la nature ayant horreur du vide, plusieurs acteurs du marché de la location de vélos, profitent du chaos ambiant et d’un vide juridique pour imposer sur l’espace public leurs nouvelles offres de vélos en libre-service sans stations. Lire

Police de sécurité du quotidien : priorité au XIVe

Paris, le 18 octobre 2017

Alors que le gouvernement planche actuellement sur les contours d’une future « police de sécurité du quotidien », qui dépendra de la police nationale et qui sera déployée début 2018, à titre expérimental, dans des Quartiers Politique de la Ville (QPV) en France, Paris doit, dès à présent, exiger que certains de ses quartiers soient l’objet de cette expérimentation.

Le XIVe arrondissement connait depuis plusieurs années, quoiqu’en dise l’adjoint à la sécurité avec un aveuglement forcené, une hausse de l’insécurité et des incivilités. Déployer une brigade de la police de sécurité du quotidien dans le QPV de l’arrondissement, « Didot – Porte de Vanves », permettra ainsi de soulager le commissariat du XIVe et sera ainsi bénéfique à l’ensemble de l’arrondissement. Lire

4 choses qu’on ne peut plus faire à Paris à cause d’Anne Hidalgo

Tribune parue sur le Huffington Post le 18 octobre 2017 : 

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Quel avenir pour le circulation individuelle dans Paris ?

Paris, le 12 octobre 2017

En annonçant l’interdiction de tous les véhicules à moteur thermique dans Paris à l’horizon 2030, la Maire de Paris persiste à entretenir la confusion entre les objectifs et les moyens d’une politique de réduction de la pollution atmosphérique à Paris.

Si réduire la pollution atmosphérique en supprimant les véhicules diesel et à essence est un objectif de santé publique majeur, la Maire de Paris continue à confondre objectifs, calendrier, vitesse et précipitation.

Si le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris partage les objectifs de réduction de la pollution atmosphérique, et ainsi des véhicules individuels polluants, nous considérons qu’il est vital de sanctuariser la liberté de circulation, y compris individuelle, quand elle remplit les critères d’exigence environnementale définis par la COP21. Lire

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