Opinion

La hausse des frais de notaire est une fausse bonne idée

Paris, le 24 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris met en garde le Gouvernement sur le projet de hausse des droits de mutation, communément appelés « frais de notaires », proposé par le Premier Ministre à l’Association des Départements de France, consistant à augmenter ces frais de 5,8 à 6% du prix d’achat d’un bien immobilier. La Ville de Paris se goinfre déjà de droits de mutation faramineux, qui ont atteint 1,4 milliard d’euros en 2017, sur un budget de près de 9 milliards. Le groupe UDI-MoDem estime qu’il serait inopportun d’augmenter encore cette dose au détriment d’un marché immobilier déjà tendu à l’extrême.

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Accueil des migrants : la Maire de Paris doit prendre une initiative

Paris, le 18 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris soutient la proposition du Ministre de l’Intérieur de trouver une solution partenariale entre l’État et la Ville de Paris, pour résoudre le problème insupportable des campements sauvages dans la capitale, et appelle la Maire de Paris à saisir cette main tendue.

Dans cette situation, aucune position, aucune attitude, n’est plus humaine ou moralement recevable qu’une autre. Seul l’immobilisme est coupable. La responsabilité de chacune des parties intervenantes, dans le respect de la loi, doivent imprégner communément la mise en place d’un tel partenariat entre la Ville de Paris, la Préfecture de Police et le Ministère de l’Intérieur.

Il est donc indispensable de prendre de toute urgence les décisions permettant l’évacuation dans des conditions humaines et légales des campements sauvages du Millénaire et du Canal Saint-Martin, dans le cadre d’une coopération entre l’État, la Préfecture de Police et la Ville de Paris. Le décès récent de deux migrants, la dégradation des conditions sanitaires et plus généralement l’indignité de leurs conditions de vie s’ajoutent aux nuisances qui pèsent sur les riverains.

Dans cette problématique de l’accueil des migrants à Paris, il convient de distinguer deux situations : celle des demandeurs d’asile, et des autres, qui pour la plupart d’entre eux, transitent par la France avec comme objectif de rejoindre le Royaume-Uni.

Concernant les demandeurs d’asile, la Ville de Paris a eu une attitude digne et responsable, en mettant en place hier avec le concours de l’État le centre de premier accueil Porte de la Chapelle, dit « la Bulle », que nous avions soutenu. Aujourd’hui, l’État a pérennisé et augmenté cette prise en charge par la création de cinq Centres d’Accueil et d’Examen des Situations (CAES) en Île-de-France, dont l’un se situe Boulevard Ney, à Paris. Si ces CAES sont capables d’accueillir tous les migrants, quel que soit leur statut, dans les faits, seuls ceux qui prévoient une demande d’asile acceptent généralement d’y être hébergés. Lire

Grève des salariés Vélib’ : la médiation pour seule sortie de crise

Paris, le 15 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris prend acte de la décision du Tribunal de Grande Instance de la Ville de Paris de déclarer « illicite » la grève débutée le 17 avril dernier par les salariés de Smovengo chargés du déploiement du réseau Vélib’.

Cependant, cette décision, portant sur la forme, n’obère en rien la possibilité d’une prolongation du mouvement social, et ne remet pas en cause la légitimité des revendications de ces salariés, portant sur la dégradation de leurs conditions de travail depuis le transfert du marché de JCDecaux à Smovengo.

Par ailleurs, le tribunal administratif ayant reconnu que le droit applicable à Smovengo relevait d’une mission de service public, le silence assourdissant du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole et de la Ville de Paris à ce sujet ne peut durer plus longtemps.

Le groupe UDI-MoDem renouvelle sa demande au Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, déjà formulée lors du dernier Conseil de Paris, de mettre en place une médiation entre la direction de Smovengo et les salariés en grève, afin de trouver une sortie de crise. Cette médiation est également réclamée par les salariés et doit avoir lieu de toute urgence, il en va de la survie de Vélib’ à Paris.

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Ateliers beaux-arts municipaux : les modèles vivants en voie d’extinction ?

Paris, le 9 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris appelle l’exécutif parisien à maintenir une présence significative d’ateliers Beaux-Arts avec modèle vivant. Il est inconcevable qu’une pratique pédagogique vieille de plusieurs siècles, qui a montré son importance et son utilité, puisse être ainsi remise en cause par de simples considérations budgétaires.

Comme le révèle le Parisien, la direction pédagogique des Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris a décidé depuis plusieurs années de réduire progressivement les ateliers avec modèle, faisant passer le nombre d’heures de vacation de 23.000 en 2006 à 14.000 en 2017. À la rentrée 2018, ce sont 1.500 heures supplémentaires qui seraient amenées à disparaître.

Pourtant, la Maire de Paris avait affirmé, lors de sa communication sur la politique culturelle municipale présentée en ouverture du dernier Conseil de Paris, vouloir développer les pratiques artistiques amateurs dans la capitale. Le groupe UDI-MoDem s’était alors inquiété qu’il ne s’agissait-là que d’un vœu pieux. Force est de constater que ces craintes se révèlent malheureusement exactes. Lire

Grève des salariés Vélib’ : le syndicat mixte doit favoriser la sortie de crise

Ce mercredi 2 mai, le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris a rencontré une délégation de représentants syndicaux des salariés chargés du déploiement et du fonctionnement du nouveau Vélib’, en grève depuis le 17 avril.

Durant plus d’une heure, le groupe UDI-MoDem a pu échanger sur les différents points du conflit social entre les salariés et la direction de Smovengo.

Leurs revendications portent principalement sur le maintien des conditions de travail dont ils bénéficiaient précédemment chez Cyclocity, filiale de JCDecaux, le précédent opérateur de Vélib’. Lire

Manifeste pour un véritable Conseil de Paris !

Plus ça va, et plus les débats du Conseil municipal de la Ville de Paris prennent la tournure d’une sympathique mais éprouvante pétaudière. Huit fois par an, ce qui est sans doute insuffisant, le Conseil de Paris, se réunit pendant 3 jours, tout au long desquels on étudie 200 à 500 délibérations municipales, autant de documents techniques ou politiques, qui portent de vrais sujets, méritent des débats importants et qui appellent l’expression légitime de toutes les sensibilités représentées au conseil. Cela devrait se faire normalement autour d’une ou deux communications de l’exécutif, ou de débats organisés, liés à quelques problématiques majeures pour Paris, puis par l’examen détaillé du reste des délibérations soumises à approbation.

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Au tour des cyclistes parisiens de vivre l’enfer !

Paris, le 27 avril 2018

Le succès de Vélib’, qui a participé à la popularité de Bertrand Delanoë, se transforme en machine infernale pour Anne Hidalgo avec Smovengo. D’un symbole de réussite, Vélib’ est passé à celui de l’échec de la Maire de Paris et de sa politique des circulations douces.

Mais si les déboires de Vélib’ captent l’attention, et qu’il est aujourd’hui très difficile de s’en procurer un, c’est l’ensemble des conditions de circulation des vélos qui sont rendues de plus en plus difficiles à Paris. La liste des griefs est malheureusement foisonnante.

Le plan vélo annoncé, adopté à l’unanimité du Conseil de Paris, est aujourd’hui très loin d’être réalisé. Il est pourtant toujours plus urgent, tant pour mettre fin aux ruptures anxiogènes des actuelles pistes cyclables que pour améliorer l’état de la chaussée, de plus en plus dangereuse. Lire

Communiqué relatif à un hommage à Amandine

Paris, le 27 avril 2018

Le 5 janvier dernier, Amandine, jeune femme de 27 ans, originaire de Nice, membre de la brigade fluviale de la Préfecture de Police de Paris, a disparu à l’occasion d’un exercice dans la Seine, alors en crue aiguë.

Dans de telles circonstances, la justification apportée par la Préfecture de Police de Paris à cet absence d’hommage, presque 5 mois après sa disparition, n’est pas acceptable.

Ni l’enquête en cours sur sa disparition, ni le fait que son corps n’ait pas encore été retrouvé, ne peuvent nous dispenser de lui rendre officiellement un hommage.

Le groupe UDI-MoDem se demande quand et dans quelles conditions le Conseil de Paris va enfin rendre hommage à sa mémoire.

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Ouverture matinale des parcs et jardins : une expérimentation réussie

Paris, le 27 avril 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris salue la décision de l’exécutif de répondre à sa proposition d’étendre les horaires d’ouverture de dix nouveaux parcs et jardins dans la capitale, une heure plus tôt en matinée.

En novembre 2016, le groupe UDI-MoDem avait fait adopter un vœu proposant cette expérimentation. Les rythmes de vie actuels, et particulièrement à Paris, font que de nombreuses Parisiennes et de nombreux Parisiens choisissent, ou sont contraints, de pratiquer une activité physique tôt le matin. Dès lors, il est préférable de pouvoir l’effectuer dans un espace vert, plus sain, que sur des trottoirs où règnent gaz d’échappements et autres particules fines. Lire

Ouverture de la Cité Judiciaire : la Ligne 13 condamnée à mort ?

Paris, le 17 avril 2018

Lundi 15 avril, la Cité judiciaire a officiellement ouvert ses portes, débutant ainsi une nouvelle histoire pour le Tribunal de Grande Instance de Paris, dans le quartier des Batignolles, mais inaugurant également un nouvel enfer pour tous les usagers de la Ligne 13 du métro, déjà connue pour mettre à l’épreuve la patience, les nerfs, et la santé mentale des voyageurs les plus aguerris.

Après le déménagement des 1.700 fonctionnaires de la Police Judiciaire en octobre 2017, 36 rue du Bastion, c’est au tour de la Cité judiciaire, la bien nommée, de s’installer entre le boulevard périphérique, Porte de Clichy, et le boulevard Berthier, dans le nouveau quartier Clichy-Batignolles, prévue pour accueillir confortablement 9.000 personnes quotidiennement, entre :

  • les utilisateurs : magistrats, avocats, personnels de police et de gendarmerie, fonctionnaires de l’administration pénitentiaire ou d’autres administrations, personnels d’exploitation ; 
  • les usagers : prévenus libres, gardés à vue ou incarcérés, victimes, témoins, presse ;
  • le public : accompagnants, public des audiences, visiteurs, groupes scolaires, etc.

C’est donc l’équivalent d’une ville de plus de 10 000 habitants qui éclot subitement au nord-ouest de la capitale, sans que les moyens supplémentaires prévus pour s’y rendre et en repartir n’aient été développés à temps.  Lire

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