Opinion

Réforme du stationnement : la Ville de Paris escroquée ?

Paris, le 7 mars 2018

Le Canard Enchaîné a révélé les pratiques d’une des deux sociétés chargées de la collecte des amendes de stationnement pour la Ville de Paris.

L’hebdomadaire satirique affirme que pendant des semaines, le nombre de contrôles effectués par la société a été artificiellement gonflé par une pratique visant à choisir au hasard des plaques minéralogiques parisiennes, confortablement installés dans un bureau plutôt que sur le terrain, et de faire croire que ces plaques auraient été contrôlées, mais n’auraient pas été verbalisées pour des motifs généralement qualifiés de « divers », afin de remplir leurs objectifs en termes de nombre de contrôles effectués, et de prime obtenue.

Après un nombre important de défaillances de ce nouveau système, qui s’apparente plus à des pratiques de chasseurs de primes qu’à simplement contrôler le respect de la réglementation, le groupe UDI-MoDem appelle la Ville de Paris à confirmer ou infirmer  la réalité de cette situation. Si cela se révèle correspondre à la réalité, elle aurait dû, dès le départ,   prendre toutes les précautions pour éviter ce genre de pratiques. Lire

Voies sur berges : ne cédons pas à la tentation d’une réouverture

Paris, le 5 mars 2018

La Présidente de la région Ile-de-France a informé les élus parisiens de ses propositions concernant l’avenir des voies sur berges rive droite à Paris. La Maire de Paris ne doit pas refuser de saisir cette main tendue de Valérie Pécresse, qui s’inscrit dans une série de propositions positives et doivent être discutées avec l’ensemble des interlocuteurs qui ont été écartés ou négligés jusqu’à présent, maires, riverains, associations, pouvoirs publics.

Néanmoins, ne cédons pas à ce qui pourrait être la tentation d’un retour en arrière en rouvrant les voies sur berges rive droite aux véhicules motorisés. Cette réouverture, qu’elle soit temporaire, périodique ou réservée aux seuls véhicules propres, serait incomprise par une majorité de Parisiennes et de Parisiens, qui ont su s’approprier ce nouvel espace de de liberté, de respiration et de promenade, à l’heure où Paris fait figure de mauvaise élève dans la classe des grandes villes européennes dépassant les normes acceptables de pollution atmosphérique.

De fait, la piétonisation des voies sur berges est dorénavant une réalité que l’on ne peut pas remettre en jeu, mais qui doit être corrigée par une véritable proposition urbaine et paysagère, assortie d’une large concertation  avec l’ensemble des maires et pouvoirs publics d’Ile-de-France sur ses conséquences en termes de flux de circulation, de déports et de transit à Paris, et en même appuyée sur une réelle étude d’impact et une enquête publique indépendante.

Lire

Encadrement du déploiement de Vélib’ par des employés municipaux : le groupe UDI-MoDem s’interroge sur la régularité d’une telle procédure

Paris, le 1er mars 2018

Dans une interview parue ce jour, l’adjoint à la Maire de Paris chargé des transports a déclaré que les services techniques, experts et ingénieurs de la Ville de Paris, allaient « encadrer le déploiement et faire le travail nécessaire avec les concessionnaires » pour accélérer le déploiement du nouveau Vélib’, dont le fiasco continue de plus belle, avec une livraison au compte-goutte des nouveaux équipements attendus.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’inquiète de la mise à disposition de ces employés municipaux, durant leur temps de travail, dans le cadre d’un marché attribué au terme d’une procédure concurrentielle, et s’interroge sur la régularité d’une telle intervention.

Cette contribution de la Ville à l’exécution du contrat est de nature à poser des questions sur la réalité d’une « offre concurrentielle » au moment de l’examen des deux candidatures suite à l’appel public à concurrence.

Cela fait courir un risque juridique sur la procédure d’attribution.

Si tel était le cas, les conséquences d’une telle remise en cause et une éventuelle annulation du marché seraient considérables pour les usagers, et pour l’existence même de Vélib’ à Paris. Lire

Communiqué d’Yves Pozzo di Borgo – Voies sur berges : le 7ème arrondissement ne doit pas être une variable d’ajustement

Paris, le 26 février 2018

En décidant d’annuler l’arrêté municipal ayant permis à la Maire de Paris de fermer les berges rive droite à la circulation automobile, le Tribunal administratif a confirmé les craintes que j’avais exprimées sur le manque d’informations précises sur la manière dont l’enquête publique préalable a été menée.

Si la pollution atmosphérique a logiquement baissé sur les quais bas de la Seine, la réalité du terrain montre qu’elle a en revanche grimpé dans le 7ème arrondissement depuis cette fermeture, notamment aux alentours du Boulevard Saint-Germain.

Dans son rapport d’octobre 2017, Airparif notait ainsi 1 à 5% d’augmentation de taux de dioxyde d’azote en un an, sur le boulevard Saint-Germain. Lire

Les colonies de vacances arc-en-ciel sauvées, mais dans quel état ?

Paris, le 23 février 2018

La Maire de Paris et son adjoint ont annoncé ce mercredi le rétablissement des colonies de vacances arc-en-ciel, après en avoir décidé la suppression en décembre dernier.

Face à la légitime mobilisation des familles impactées par cette décision injuste et incompréhensible, la Mairie de Paris décide donc, une nouvelle fois, d’effectuer une volteface bienvenue, mais dont les Parisiennes et les Parisiens, et surtout les près de 7000 enfants et adolescents bénéficiaires chaque année, se seraient bien passés. Lire

Fermeture des voies sur berges : le Tribunal administratif rappelle Anne Hidalgo à l’ordre

Paris, le 21 février 2018

 

En décidant de manière unilatérale la fermeture à la circulation automobile de la voie Georges Pompidou, et sans mettre en place des alternatives de circulation adéquates, préférant parier sur le mystérieux concept « d’évaporation » des véhicules, la Mairie de Paris a fait preuve d’un manque de concertation et de rigueur juridique qui n’est pas acceptable et qui est aujourd’hui condamné par le Tribunal administratif de Paris.

Ce camouflet révèle l’opacité sur cette question, orchestrée par la Maire de Paris et son adjoint chargé des transports, à coups de chiffres et de données qui aujourd’hui sont considérés comme trompeurs par le Tribunal administratif.

Lire

Annulation de la fermeture des berges rive droite : la responsabilité de l’exécutif est totale

Paris, le 21 février 2018

La décision du Tribunal administratif d’annuler la délibération du Conseil de Paris et l’arrêté municipal permettant la fermeture des voies sur berge rive droite à la circulation automobile sonne comme un nouveau coup de semonce pour la Maire de Paris.

Dans son jugement, le Tribunal administratif affirme ainsi que « les inexactitudes, omissions ou insuffisances d’une étude d’impact ont pu avoir pour effet de nuire à l’information complète de la population », que « le scénario d’évolution du trafic, en l’absence de réalisation du projet, est entaché d’erreurs méthodologiques ».

Il pointe également « l’absence d’information sur le taux de transit », des « estimations […] erronées », un principe d’évaporation du trafic qui « n’est ni précisément quantifié, ni surtout justifié », que « la circulation d’avant-projet sur les quais demeure surévaluée et celle sur les voies sur berges sous-évaluée » ou enfin qu’ « il ressort des pièces du dossier que l’analyse des effets de la réalisation du projet sur la qualité de l’air n’a été menée que dans une bande de 100 mètres de part et d’autre du projet […] au lieu de toute voie connaissant une modification de trafic ».

Le Tribunal administratif confirme ainsi les critiques du groupe UDI-MoDem, exprimées en Conseil de Paris, selon lequel ce projet a été mis en place « trop vite, trop tôt », sans concertation et sans le début de commencement d’une véritable enquête publique, digne de ce nom. Lire

Nuit de la solidarité : une coresponsabilité qui doit transcender les clivages politiques

Paris, le 21 février 2018

La présentation des premiers résultats de la Nuit de la solidarité qui s’est déroulée le 15 février dernier est un point de départ essentiel d’une évaluation objective des personnes en situation de très grande précarité à Paris.

Nous félicitons Dominique Versini ainsi que l’ensemble des 1700 bénévoles et 300 professionnels qui se sont mobilisés lors de cette opération à laquelle le groupe UDI-MoDem a participé pleinement.

La participation de la totalité des associations lors de cette nuit de la solidarité et sa réédition annuelle, créent un devoir de coresponsabilité qui doit aller au-delà des polémiques ridicules, des querelles de chiffres et doit dépasser les sensibilités politiques de l’ensemble des élus, des groupes, des majorités municipales d’aujourd’hui et de demain.

La nuit de la solidarité, par son évaluation objective, fait naître une conscience sociale et politique qui n’est ni de gauche, ni de droite, mais doit viser avant tout à rassembler tous les moyens, tous les efforts, pour tenter d’améliorer le sort des personnes en situation de très grande précarité à Paris et dans la métropole. Lire

Rapport Orsenna sur les bibliothèques : Paris doit amplifier ses efforts

Paris, le 21 février 2018

Ce mardi 20 février, l’écrivain et académicien Erik Orsenna a remis au Président de la République et à la Ministre de la Culture son rapport sur les bibliothèques municipales.

Ce rapport préconise ainsi d’amplifier les horaires d’ouverture des bibliothèques municipales, mais aussi d’élargir leurs missions, tout en alertant sur le besoin de dotations aux collectivités supplémentaires de la part de l’État pour parvenir à ces objectifs.

Aujourd’hui, seules 6  bibliothèques de prêt ouvrent le dimanche à Paris, sur un total de 57 établissements. Ce rythme d’ouverture doit à présent s’accélérer, notamment en ayant recours à d’avantage d’étudiants vacataires, comme le préconise ce rapport. De nombreux étudiants de filières littéraires ou de sciences sociales ou humaines pourraient ainsi y acquérir une expérience professionnelle enrichissante, mais aussi limitant l’échec scolaire par rapport à d’autres emplois plus contraignants, pour peu que ces vacations dominicales puissent être majorées. Lire

Gestion des chutes de neige : la Maire de Paris doit faire face à ses responsabilités

Paris, le 8 février 2018

La maire de Paris a beau assurer que sa gestion des conséquences du fort épisode neigeux qu’a connu Paris ces derniers jours n’a souffert d’aucune faiblesse, force est de constater que la réalité est toute autre et que l’exécutif parisien est loin d’avoir réalisé pleinement son travail.

Depuis hier, de nombreux agents du service public municipal travaillent avec acharnement pour améliorer la situation, et nous saluons leur mobilisation. Néanmoins, nous constatons, que ce soit à cause de moyens trop limités, ou de directives incomplètes, que la situation est loin d’être exemplaire, surtout pour les piétons, dont de nombreuses chutes, souvent graves, ont provoqué un afflux d’interventions par les secours. Les pompiers sont par exemple débordés avec un surcroît de 400 interventions dans la journée d’hier, majoritairement dues à des chutes de piétons sur les trottoirs glissants. Lire

Plus anciens Plus récents