Opinion

Démission de l’adjoint à la propreté d’Anne Hidalgo : la débandade de la majorité municipale

Paris, le 5 novembre 2018

Après la création d’un groupe « Génération-s » émanant de 7 élus du groupe PS et d’un élu écologiste du Conseil de Paris, c’est au tour de Mao Péninou d’annoncer sa démission du poste d’adjoint à la propreté, et son ralliement au groupe La République en Marche. Malheureusement il est probable que, nonobstant cette décision d’abandon d’une délégation essentielle aux yeux des Parisiens, les habitants de la capitale ne voient pas de changement notable dans leurs rues en matière de propreté.

Les désertions successives des principaux lieutenants d’Anne Hidalgo : Julien Bargeton, son adjoint aux finances l’année dernière, son premier adjoint à la culture Bruno Julliard à la rentrée de septembre, celle de Mao Péninou aujourd’hui, et celle à venir de son adjoint au logement, future tête de liste communiste aux européennes, constituent une véritable débandade des deux ailes de la majorité d’Anne Hidalgo. Lire

Piétonnisation des voies sur berges : un triomphalisme déplacé pour une politique inéquitable

Paris, le 29 octobre 2018

Le triomphalisme avec lequel la Maire de Paris et ses équipes ont accueilli la validation par le tribunal administratif, jeudi dernier, du deuxième arrêté de piétonisation des berges de Seine rive droite, après l’annulation du premier arrêté en février dernier, est déplacé, tout comme sa politique, qui se contente de déplacer la circulation et la pollution de manière parfaitement inéquitable.

Déplacé parce que les raisons écologiques sur lesquelles toute sa politique est officiellement fondée ne sont pas du tout retenues dans le cadre de cet arrêté de fermeture des voies sur berges.

Non seulement la pollution, tant atmosphérique que sonore, n’a pas diminué, mais elle s’est accentuée, démultipliée et déplacée justement à hauteur d’habitations.

Déplacé parce que même les raisons invoquées dans le deuxième arrêté, à savoir la protection du patrimoine, ne tiennent pas. 

Rappelons, en effet, que le site Rives de Seine, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, s’étend du Champ de Mars au Boulevard Henri IV, englobant les îles de la Cité et Saint-Louis, mais aussi la Place de la Concorde, l’Église de la Madeleine, les Invalides ou encore, les quais hauts, rive gauche comme droite. La plupart de ces sites subissent de plein fouet les reports de circulation suite à cette fermeture brutale des berges, sans que la fameuse « évaporation » des véhicules tant espérée, n’ait eu lieu.

Le patrimoine, et l’enjeu touristique seraient-ils de seconde zone sur le boulevard Saint-Germain ou sur les quais hauts, par rapport aux berges de Seine ? Or, le patrimoine de ces zones, pour certaines elles-aussi incluses dans le périmètre de l’UNESCO, subissent de plein fouet ces reports de circulation et de pollution.

Déplacé enfin parce que le loisir de quelques-uns ne saurait prévaloir sur la vie quotidienne de beaucoup d’autres.

La plupart des sites qui subissent les reports de pollution abritent des bureaux et des logements, qui doivent vivre dans une surpollution atmosphérique et sonore liée aux reports de circulation.

La politique d’Anne Hidalgo, sans concertation, ni propositions suffisantes d’alternatives de transports en commun, ni de refonte du plan de circulation est donc une politique parfaitement déplacée et totalement inéquitable. Lire

Le débat sur l’ouverture des berges est clos, mais celui sur la circulation reste ouvert.

Paris, le 25 octobre 2018

En validant le deuxième arrêté municipal de piétonisation des berges de Seine rive droite, le Tribunal administratif clôt définitivement le débat sur la destination des berges de Seine, qui sont dès lors vouées à la piétonisation.

Pour autant, il faut, plus que jamais, repenser le plan de circulation dans la capitale. Car si les berges piétonnisées ont su trouver leur public et sont désormais un gage d’attractivité pour la capitale, force est de constater que cette fermeture n’a eu aucun impact en termes de réduction de la pollution et de la circulation à Paris, ne faisant que dévier les flux de voitures sur d’autres itinéraires, plutôt que de les « évaporer ». Lire

Nouvelle rixe à Paris : émotion et indignation face au décès d’un adolescent

Le 24 octobre 2018

L’annonce du décès d’un adolescent la nuit dernière, consécutif à une rixe entre bandes rivales à Paris suscite l’émotion et l’indignation des élus du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris.

Avec plus de 200 rixes comptabilisées sur le territoire parisien depuis deux ans et un compteur qui affiche désormais tristement 9 décès, il s’agit d’une véritable escalade de batailles rangées ultra-violentes qui se multiplient en Ile-de-France et à Paris, incluant des adolescents de plus en plus jeunes, et des armes de plus en plus dangereuses, sur fond de règlements de compte allant de la provocation la plus minime au trafic de drogue. Lire

Communiqué relatif au contrôle du stationnement à Paris

Paris, le 12 octobre 2018

Devant la caméra d’Envoyé spécial, l’adjoint à la Maire de Paris chargé des Transports semble découvrir ce que le groupe UDI-MoDem redoutait et dénonçait depuis le début : le contrôle du stationnement est devenu une course de chasseurs de primes.

En cause, les objectifs fixés dans le contrat liant la Ville à ses prestataires, fixant un nombre plancher  de contrôles en-deçà duquel les opérateurs doivent payer des pénalités. Avec les effets pervers de ces objectifs inatteignables, Streeteo est passé des faux contrôles, en début d’année, à une frénésie de contrôles, et ses effets catastrophiques en termes de management.

La Ville de Paris ne peut pas se dédouaner des conditions d’application du contrat passé avec Streeteo, en particulier la situation des personnels, comme elle le fit précédemment pour Vélib’, puis Autolib’.

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Gratuité des transports en commun : fausse bonne idée ou vraie promesse électorale ?

Paris, le 11 octobre 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris ne participera pas au « séminaire collaboratif sur la gratuité des transports en commun », organisé ce vendredi 12 octobre à l’Hôtel de Ville, qui est une mascarade participative, véritable mise en scène d’une communication municipale déjà écrite à la façon d’une vraie promesse électorale.

Contrairement aux déclarations de la maire la Maire de Paris, les groupes du Conseil de Paris n’ont pas été associés à ces travaux, que ce soit pour la rédaction du cahier des charges des études menées ou pour les éventuelles auditions d’experts.

Les arrière-pensées électorales de la Maire de Paris ont détruit toute la pertinence et l’intelligence de la réflexion sur le coût des transports en commun en Île de France, l’enfermant dans une caricature simpliste et béate de la gratuité pour tous.

En cela, on retrouve un style de gouvernance qui a marqué toute la mandature, en particulier sur le sujet des mobilités et des transports, dans lequel elle aura tout raté : Vélib, Autolib, état du métro et du RER aujourd’hui, gestion des vélos, trottinettes et scooters en free floating… Lire

Les violences homophobes, ce n’est pas Paris !

Paris, le 7 octobre 2018

 

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris condamne la violente agression de deux hommes en raison de leur orientation sexuelle, hier soir, dans le XIXe arrondissement, et souhaitent assurer aux victimes de cette intolérable attaque homophobe tout leur soutien et leur solidarité.

Sommes-nous encore à Paris quand on y trouve une telle violence homophobe ? Dans quelle ville inclusive et résiliente frappe-t-on des amants gays à mort ? Dans quelle ville inclusive et résiliente donne-t-on des coups de casques à un couple gay qui s’embrasse dans la rue ? Dans quelle ville inclusive et résiliente laisse-t-on assassiner une prostituée trans dans un bois ? Dans quelle ville inclusive et résiliente doit-on remplacer tous les 6 mois une plaque mémorielle en hommage aux deux derniers condamnés à mort en raison de leur homosexualité ? Dans quelle ville inclusive et résiliente sommes-nous à présent ? Lire

La Mairie de Paris veut interdire les résidences secondaires dans la capitale et réquisitionner les logements inoccupés.

Paris, le 25 septembre 2018

À 21h04, au terme de la deuxième journée du Conseil de Paris, l’exécutif parisien a adopté, sur proposition de Danielle Simonnet, un vœu délégant à la Mairie de Paris le pouvoir d’interdire les résidences secondaires dans la capitale et d’en décider, éventuellement, la réquisition.

Ce faisant, l’adjoint au logement Ian Brossat met à exécution ses propres propositions, publiées il y a 15 jours.

Cette disposition, véritablement attentatoire au droit de propriété, garanti par la Constitution, sera-t-elle au cœur du projet d’Anne Hidalgo pour les Municipales de 2020 ? Lire

Petite ceinture ferroviaire : l’exécutif parisien recule

Paris, le 25 septembre 2018

Faute de majorité, l’exécutif parisien a décidé de retirer de l’ordre du jour du Conseil de Paris la délibération relative à l’avenir de la petite ceinture ferroviaire. Il s’agit là d’une victoire, par anticipation, pour l’environnement et la biodiversité, bien que cela prive les Parisiennes et les Parisiens d’un débat dans l’enceinte municipale sur cet important sujet.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris se félicite de cette marche arrière de l’exécutif parisien. Comme l’a rappelé Edith Gallois dans un communiqué, le projet pour la petite ceinture que la Mairie de Paris devait soumettre au vote demain n’avait plus rien à voir avec celui présenté il y a trois ans.

Nous étions en effet en train de passer subrepticement d’un projet écologique favorisant une promenade verte vouée à la biodiversité à un Monopoly de gares et de pavillons renforcés par 6000m² de béton dévolus au commerce.

De la ceinture verte à la galerie marchande, où était la logique de développement ?

Il convient désormais à la Ville de revenir à la raison et au projet originel, meilleur pour la nature en ville, pour la respiration et pour l’environnement des Parisiennes et des Parisiens.

 

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème arrondissement)

Conseiller de la Métropole du Grand Paris

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Exposition sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris : la Mairie de Paris complaisante face au « police bashing » ?

Paris, le 25 septembre 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’étonne que l’Hôtel de Ville de Paris fasse libre cours au « police bashing » sur ses propres murs.

Sur les 25 panneaux de l’exposition actuellement présentée sur ses grilles, « 100 ans de combats pour la liberté de la presse », organisée par le Syndicat National du Journalisme, l’un d’entre eux s’intitule en effet « les violences policières récurrentes contre les journalistes ».

A l’heure où les forces de police doivent, notamment à Paris, faire face à un contexte sécuritaire extrêmement tendu, et ont au contraire besoin de tout notre soutien et de notre reconnaissance, il est choquant qu’une telle exposition puisse délivrer un message qui laisse entendre que les violences policières envers les journalistes seraient actuellement récurrentes, et de faire de certains cas bien réels, une réalité quotidienne. Lire

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