Opinion

Animaux de cirque aux Invalides : une véritable provocation

Paris, le 19 juin 2018

 

Ce qu’on peut voir aujourd’hui sur l’esplanade des Invalides est une véritable provocation : des animaux de cirque, coincés dans de toutes petites cages, en plein soleil.

Le vœu, que le Conseil de Paris a adopté en décembre 2017, et qui prenait l’engagement de mettre fin aux cirques et ménageries avec animaux à Paris, semblait pourtant marquer une avancée. Mais nous assistons hélas à une opération de communication dont le cynisme réside dans le fait qu’elle est présentée par ses organisateurs comme une manière de « montrer » le bon traitement réservé à ces animaux. Or, ces conditions lamentables d’exposition confirment, au contraire, le mal-être dans lequel se trouvent ces animaux et la nécessité pour Paris d’interdire au plus vite ce type d’exploitation sur son territoire. Lire

Communiqué relatif à Autolib’

Paris, le 15 juin 2018

« Ca y est, Autolib’ c’est fini » dixit la Présidente du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, Mme Catherine Baratti-Elbaz, dans une interview dans la presse.

La Maire de Paris n’a par ailleurs pas hésité ces derniers jours à mettre en scène des consultations pour l’après-Autolib’.

Les Parisiens et les usagers d’Autolib’ apprennent cette décision dans la presse… tout comme les élus membres du syndicat mixte Autolib’ Vélib’, tout comme les élus Franciliens qui auraient pu vouloir débattre de la fin de ce qui était devenu un environnement de notre quotidien ! Lire

Fin d’Autolib : les pouvoirs publics reprennent enfin la main

Paris, le 15 juin 2018

La Présidente du Syndicat Mixte Autolib’ Vélib’ métropole a annoncé dans le Parisien qu’elle soumettra aux membres du syndicat la résiliation du contrat le liant au groupe Bolloré pour l’exploitation du service Autolib’ le 21 juin prochain.

Au vu de l’échec d’Autolib’, cette annonce n’est pas surprenante, tant la confiance avec le prestataire est rompue depuis plusieurs mois. L’opération dans laquelle la Ville de Paris et les autres communes membres du réseau Autolib’ ont été entraînées allait au-delà des capacités d’absorption des déficits annoncés par le prestataire.

Pour le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris, il semble plus normal et plus sain que cette décision de résiliation soit à l’initiative des décideurs publics que du délégataire, comme il le laissait entendre dans son dernier courrier adressé au syndicat mixte. Lire

Gestion des personnels de la Ville de Paris : une urgence de réforme

Paris, le 15 juin 2018

 

Le référé de la Cour des Comptes transmis au Premier Ministre, relatif au « droit et aux pratiques du statut des collaborateurs de la Ville de Paris » est un cruel désaveu pour la politique des ressources humaines de la Maire de Paris.

Pêle-mêle, la Cour des Comptes reprend les conclusions peu amènes du rapport que la Chambre Régionale d’Ile de France avait produit sur le sujet et que le groupe UDI-MoDem avait partagées lors du conseil de Paris de décembre dernier. Ce rapport pointait notamment la gestion hasardeuse et opaque du cadre statutaire des quelques 52.000 personnels de la collectivité parisienne, dans une litanie d’irrégularités, d’absences de pilotage et d’absences de transparence qui donne le vertige.

L’accumulation de régimes spécifiques dérogatoires, parfois obsolètes, des 36 corps d’emploi, d’échelons hiérarchiques superflus, de plafonds de rémunérations détournés par un recours à des contractuels pour des postes pourtant accessibles aux titulaires ou encore l’absence de transparence dans les promotions et nominations aux postes de direction, sont autant de réformes que la Cour des Comptes estiment « possibles et nécessaires ».

Cette situation n’est hélas pas nouvelle à Paris. S’il serait injuste de l’imputer à la seule majorité actuelle, force est de constater que depuis 2014, ces situations ont non seulement perdurées, mais ont été renforcées. Lire

Pour des États Généraux des transports en commun en région parisienne

Paris, le 13 juin 2018

Jamais l’état des transports en commun parisiens n’a été autant préoccupant. Si ce mardi 13 juin est annoncé comme une journée noire pour les usagers, ce n’est pas seulement en raison de la grève SNCF du jour, mais également à cause d’une succession d’incidents qui illustrent l’état préoccupant de ce réseau, en banlieue, comme à Paris.

Ce matin, ont eu lieu coup sur coup un « incident » sur les voies du RER A entre Auber et la Défense ainsi qu’une panne technique en gare de Saint-Lazare, qui ont totalement paralysé le nord-ouest de la capitale et la Défense.

Ces avaries surviennent le lendemain du déraillement d’une rame du RER B dans l’Essonne, suite à un glissement de terrain, qui n’a heureusement qu’un bilan humain léger, mais dont la rame mettra plusieurs jours à être évacuée, paralysant ainsi cette voie pour une période indéterminée.

La multiplication de ces dysfonctionnements mineurs, majeurs ou spectaculaires s’ajoute aux avaries quotidiennes que connait le métro parisien. Lignes saturées aux heures de pointes, manque d’anticipation de la hausse de la fréquentation, conditions de transports déplorables, incidents à répétition, tantôt techniques, tantôt « voyageurs », accessibilité au réseau quasi nulle, mendicité toujours omniprésente, absence de 3G,… Lire

La lutte contre les jets de détritus dans le canal Saint Martin et le bassin de la Villette renforcée

le 5 juin 2018

Eric Hélard se félicite de l’adoption par le Conseil de Paris de son vœu relatif à la lutte contre les jets de détritus dans l’eau et sur les quais du Canal Saint Martin et du bassin de la Villette , et l’engagement de la Ville de Paris de poursuivre le renforcement des moyens engagés pour lutter contre les incivilités, en faveur de leur propreté, notamment dans le cadre des opérations dédiées aux sites estivaux. Lire

Logements sociaux dans l’ilot Saint Germain : l’illusion de mixité sociale

Paris le 1er juin 2018

Avec la création de 250 logements sociaux dans l’îlot Saint Germain, entre les Invalides et l’Assemblée nationale, la mairie semble plus soucieuse de l’impact médiatique et politique de cette mesure, que de sa réelle portée en matière de mixité sociale.

Le déséquilibre de logements sociaux entre les arrondissements de la capitale est important, avec des arrondissements littéralement saturés de logements sociaux (42% dans le 19è, 40,5% dans le 13è, 36,5% dans le 20è) et le 7è qui n’en compte que 3%.

Il faut y remédier, et favoriser une meilleure répartition des logements sociaux sur l’ensemble du territoire parisien. Encore faut-il le faire avec raison.

Alors que les documents d’urbanisme prévoyaient que 30% des logements de l’îlot Saint Germain soient destinés au logement social, la Ville avait choisi, il y a deux ans, d’en réserver 50% sur le bâtiment sur Jardin, et 100% de logements sociaux sur le reste de la parcelle. Plus généralement, la Ville prévoit de transformer ses réserves foncières dans le 7è arrondissement en logements 100% sociaux.

Dans un arrondissement où la mixité sociale se vit plutôt à l’échelle des immeubles, beaucoup abritant encore les familles des gardiens, créer des enclaves de logements 100% sociaux entre deux ministères ne permettra pas de réaliser une mixité sociale réelle et intégrée.

Plutôt que de s’enfermer dans un tel schéma, suranné depuis l’urbanisme des grands ensembles, la Ville de Paris aurait mieux fait de répartir de manière plus équilibrée les 250 logements sociaux à différentes adresses de l’arrondissement, notamment en transformant les chambres de bonnes, comme elle l’avait prévu, et de prévoir d’avantage de mixité au sein de l’ilot Saint Germain, entre le logement social, le logement intermédiaire, et le logement à loyers libres, ce qui assurerait à terme, de meilleures conditions pour favoriser une mixité sociale réelle.

 

Yves Pozzo di Borgo

Conseiller de Paris (7ème)

Après l’évacuation du campement de migrants du millénaire l’Etat et la Ville doivent travailler ensemble

 

Paris, le 30 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris accueille avec soulagement l’évacuation des 1600 migrants du campement du millénaire, qui vivaient dans des conditions indignes, et leur mise à l’abri dans des centres d’hébergement temporaires à Paris et en Ile de France.

Pour le Groupe UDI MoDem, quatre conditions doivent permettre de limiter la formation de nouveaux campements.

1 – Des centres de premier accueil de grande capacité, comme la Ville de Paris semble vouloir l’envisager, doivent permettre d’absorber le flux quotidien de nouvelles arrivées, passant donc par une montée en puissance du déploiement des Centres d’Accueil et d’Examen des Situations (CAES) en partenariat avec la métropole du Grand Paris et la Région Ile de France ;

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Les quatre questions posées par la votation citoyenne sur le Plan Climat

Paris, le 25 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’interroge sur la nature réelle de la votation citoyenne sur le Plan Climat parisien, qui débute aujourd’hui. Plusieurs problèmes sont soulevés par cette initiative, tant dans ses principes que dans ses conditions d’organisation, qui rendent cet exercice plus proche d’une opération de communication pouvant mener à toutes les instrumentalisations possibles, que par une réelle innovation démocratique.

Quelle est l’utilité de cette votation citoyenne ? Le Plan Climat Air Énergie de Paris a déjà été adopté deux fois à l’unanimité par le Conseil de Paris, tandis que le Plan Climat Air Énergie de la Métropole du Grand Paris a lui aussi été adopté à l’unanimité par le conseil métropolitain, rendant donc cette votation inutile dans le processus de décision. L’affirmation que les Parisiennes et les Parisiens sont invités à valider par « oui » ou par « non », à savoir « Je soutiens le Plan Climat Air Energie », ne porte que sur une formulation vague et globale, et seule une dizaine de mesures sur les 500 du Plan seront présentées à l’occasion du vote.

Si l’objectif de la votation consistait à « sensibiliser les citoyens à l’urgence climatique », une meilleure stratégie de communication en bonne et due forme aurait probablement été plus efficace. Lire

La hausse des frais de notaire est une fausse bonne idée

Paris, le 24 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris met en garde le Gouvernement sur le projet de hausse des droits de mutation, communément appelés « frais de notaires », proposé par le Premier Ministre à l’Association des Départements de France, consistant à augmenter ces frais de 5,8 à 6% du prix d’achat d’un bien immobilier. La Ville de Paris se goinfre déjà de droits de mutation faramineux, qui ont atteint 1,4 milliard d’euros en 2017, sur un budget de près de 9 milliards. Le groupe UDI-MoDem estime qu’il serait inopportun d’augmenter encore cette dose au détriment d’un marché immobilier déjà tendu à l’extrême.

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