Santé et solidarité

Rapport social de la Ville de Paris pour 2017

Retour à la séance

Madame la Maire, Mes chers Collègues,

Le rapport social qui nous est soumis aujourd’hui porte sur la politique des ressources humaines mise en œuvre au cours de l’année 2017 au profit de plus de 50000 agents permanents de la Ville et du Département de Paris.

Je voudrais principalement cibler mon intervention sur l’un des  défis majeurs auquel est confrontée notre Municipalité qui est celui de l’absentéisme des personnels. J’ai hélas la pénible impression de me répéter car cela fait la 5ème fois qu’au nom de mon Groupe, j’interviens sur ce sujet douloureux à tous égards, tant humains que budgétaires. J’avais ici même il y a deux ans appelé à  l’organisation d’un Grenelle du dialogue social, pour plus de décentralisation, plus de responsabilités dans les arrondissements, plus de proximité et de pouvoirs sur le terrain pour que les personnels se sentent mieux considérés et moins ignorés d’une machine inhumaine hyper-centralisée.

Notre groupe a d’ailleurs salué les efforts de déconcentration de certaines compétences vers les maires d’arrondissement, à l’occasion des débats en Conseil de Paris sur la réforme du statut de Paris, tout en regrettant que ce mouvement n’aille pas plus loin.

La grande nouveauté est le changement du référentiel du taux d’absentéisme qui ne prend plus en compte que les absences pour cause de maladie. Mais ce que nous pointons depuis tant d’années ne s’améliore pas franchement, et la tendance globale d’une augmentation continue et annuelle persiste. Et nous ne sommes pas loin de penser au groupe UDI-MoDem que la Ville se cache derrière ce nouveau référentiel des absences pour maladie rapportées aux jours calendaires, pour minimiser l’impact de l’absentéisme sur la collectivité parisienne et ses performances médiocres.

Car si le référentiel change, les coûts tant budgétaires qu’en termes de bien-être des agents, eux, demeurent. Et nous savons, en ces temps de contraintes budgétaires et de vaches maigres, que les conséquences financières sont colossales, nous parlons de dizaines et de dizaines de millions d’euros !

Alors tout n’est pas noir, et il faut saluer les récents efforts de reclassement des agents suite à une inaptitude qui participent à la prévention des absences au travail, de même que les approches innovantes centrées sur l’amélioration de la qualité de vie au travail et la généralisation des initiatives individuelles visant à améliorer les conditions de travail en en diminuant la pénibilité.

Cependant,  nous regrettons qu’aucune ventilation précise par typologie d’absence ne nous soit communiquée et qu’il faille par conséquent  attendre le mois de juillet et le bilan social pour obtenir ces informations, alors même que le débat en CP a lieu en juin.

Il est aussi étrange que ce rapport fasse l’impasse sur des données dont l’analyse est au cœur même d’une politique des ressources humaines soucieuse de son capital humain : ainsi en est-il quant à l’impact de la pénibilité physique et de l’organisation des rythmes de travail sur le taux d’absence.

Il nous reste à espérer que le rétablissement d’un jour de carence au 1er janvier 2018 grâce au gouvernement d’Edouard Philippe produise les mêmes effets positifs qu’en 2012 qui avaient vu curieusement baisser les arrêts maladie de courte durée.

S’agissant du bilan provisoire du télétravail – son déploiement de 600 à 1500 agents laisse entendre que l’expérience est concluante – et je m’en réjouis car notre groupe a été à l’initiative sur cette démarche novatrice mais il conviendrait désormais qu’une évaluation soit réalisée et communiquée au Conseil de Paris pour connaitre les corps, les métiers et les catégories d’agents concernés, ce qui nous permettrait de savoir si les bénéfices attendus sont effectivement atteints. Par ailleurs, il serait aussi souhaitable que nous soyons informés des taux d’absence par Direction (notamment des trois Directions qui sont supposées avoir vu leur taux diminuer, – à savoir la DDCT, la DEVE et la DJS) et ainsi être à même d’en tirer les analyses afin de dégager et généraliser des bonnes pratiques.

Autre sujet qui interpelle notre groupe : le rapport social 2017, tout comme le rapport social 2016 et contrairement aux éditions précédentes, ne présente pas la répartition des femmes par décile, mais seulement par catégorie (A, B, C), alors que le rapport social 2015 montrait que les femmes restaient surreprésentées dans les catégories les plus précaires : la part des femmes dans le 1er décile (qui représente 10% des agents percevant les rémunérations brutes annuelles les plus basses) atteignait ainsi 71% en 2015. De même, aucun chiffre sur la parité dans les emplois de direction n’est présenté (en 2015 ils étaient occupés à 41,2% par des femmes (contre 37,4% en 2014).

Autre sujet d’interrogation : le handicap ! Nous considérons que la Ville de Paris n’assume pas le rôle de fer de lance qui devrait être le sien en tant que Capitale, en se satisfaisant d’atteindre le seuil légal avec 6,02%. Il est paradoxal de constater que la Ville souhaite être mieux-disante et plus ambitieuse que la loi SRU en parvenant à un taux de logements sociaux de 30% quand l’obligation légale des communes est de 25%, alors qu’atteindre péniblement le seuil minimal d’emploi de travailleurs handicapés lui suffit.

Enfin, l’esprit de la loi Sauvadet de 2012, qui avait le mérite de mettre en lumière la grande précarité qui peut exister pour des agents de collectivité publique en contrats à durée déterminée, parfois abusivement renouvelés, ne se voyant jamais proposer de CDIsation, semble avoir été dévoyé.

Nous avions soutenu au groupe UDI-MoDem le mouvement de dé-précarisation des agents, mais nous pouvons désormais nous interroger sur la légitimité de titulariser (c’est-à-dire de faire accéder au statut de fonctionnaire, sans concours), et non pas seulement de CDIser, certains emplois devenant par essence irrévocables, constituant une charge budgétaire pérenne, et dont la mission ne concerne pas forcément une compétence exclusive et fondamentale de la collectivité. Il serait opportun qu’un bilan précis des postes et emplois ainsi pérennisés soit communiqué aux Conseillers de Paris.

Vous le voyez, notre groupe UDI-MoDem reste quelque peu sur sa faim sur les moyens que se dote la Ville de Paris pour assurer la continuité d’un service public de qualité que les parisiens méritent !

 

Eric Hélard

Vice Président du Groupe UDI-MoDem

Conseiller de Paris (16è)

Conseiller métropolitain

LIen vers la vidéo de l’intervention d’Eric Hélard sur le rapport social

Après l’évacuation du campement de migrants du millénaire l’Etat et la Ville doivent travailler ensemble

 

Paris, le 30 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris accueille avec soulagement l’évacuation des 1600 migrants du campement du millénaire, qui vivaient dans des conditions indignes, et leur mise à l’abri dans des centres d’hébergement temporaires à Paris et en Ile de France.

Pour le Groupe UDI MoDem, quatre conditions doivent permettre de limiter la formation de nouveaux campements.

1 – Des centres de premier accueil de grande capacité, comme la Ville de Paris semble vouloir l’envisager, doivent permettre d’absorber le flux quotidien de nouvelles arrivées, passant donc par une montée en puissance du déploiement des Centres d’Accueil et d’Examen des Situations (CAES) en partenariat avec la métropole du Grand Paris et la Région Ile de France ;

Lire

Voeux relatifs à l’accueil des migrants

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

Notre débat intervient au lendemain de l’évacuation des derniers campements de migrants, et six jours après celui du millénaire. 2000 personnes bénéficient désormais d’une solution d’hébergement temporaire en Île-de-France et bénéficieront rapidement d’un diagnostic social et sanitaire puis d’un examen complet et approfondi de leur situation administrative par les services de l’État.

Trente-six opérations d’évacuation auront ainsi été mises en œuvre par les services de l’Etat depuis 2015, date de la grande crise migratoire liée à l’amplification de la violence meurtrière au Proche-Orient qui a vu plus d’un million de personnes arriver en Europe au péril de leur vie.

Si aujourd’hui la pression migratoire en Europe à quelque peu baissé, il n’en reste pas moins que la crise de 2015 a fait prendre conscience à tous d’un phénomène en accélération partout dans le monde, dû à des facteurs multiples qui ne sont pas prêts de cesser : conflits, terrorisme, pauvreté, désastres naturels accentués par les changements climatiques, et inégalités croissantes nord-sud, et sud-sud.

Cette réalité mérite d’être rappelée car elle nous dit qu’il n’y a pas d’autre choix que d’avoir, sur cette grande question des migrations, une vision et une gestion de long terme.

Et elle exige de tous, État et collectivités, une attitude de responsabilité et de coopération,  ainsi que le respect de principes fondamentaux.

Le premier de ces principes est la sanctuarisation et l’application effective du droit d’asile.

Tout le monde le voit, il y a aujourd’hui de très nombreux dysfonctionnements dans le régime européen d’asile auxquels il faut rapidement mettre un terme, si nous voulons sauvegarder le droit d’asile.

Cela doit nous conduire à harmoniser nos pratiques au sein de l’Europe sur les délais de traitement qui doivent descendre partout à 6 mois au plus, sur les conditions d’accueil des demandeurs d’asile, sur le taux de reconnaissance des principales nationalités, sur les politiques d’éloignement et de retours volontaires, et sur la reconnaissance mutuelle des décisions au sein de l’Europe.

Nous devons aussi avancer vers une gestion commune efficace de nos frontières. Et vers la mise en œuvre d’un système d’alerte européen, pour anticiper les mouvements de réfugiés lors de grandes crises comme nous l’avons connu avec la Syrie.

C’est à cette condition que l’Europe pourra exercer sa pleine solidarité à leur égard.

Il y a enfin la coopération avec les pays d’origine, notamment l’Afrique, avec un nouveau partenariat permettant le développement de leurs économies.

Un mot enfin sur l’immigration dite économique.

Celle-ci représente 25% des migrations légales en Europe, et seulement 10% en France.

Ouvrons le débat sur cette question. Favorisons les allers retours choisis, ce qui est la meilleure façon  d’éviter la « fuite des cerveaux ».

Bien sûr, cette politique globale n’épuise pas le champ du dossier. Nous devons donc nous interroger sur les mécanismes de coopération et de solidarité entre l’Etat et les collectivités locales.

La question du partage des responsabilités respectives de l’Etat et de la ville de Paris en matière d’évacuation peut poser question.

On doit donc adapter le processus de décision à l’urgence qui est de mise quand il s’agit d’êtres humains et de situations de détresse, pour éviter que demain ne se reconstituent des campements indignes à Paris. C’est le sens de notre vœu.

Je veux dire enfin qu’il n’est pas acceptable, ni moralement, ni civiquement que ces situations soient l’objet de polémiques partisanes et politiciennes.

Trop souvent on s’y emploie dans le seul but de rechercher des avantages électoraux.

Et l’on voit ce que cela donne, Le résultat des récentes élections en Hongrie, en Allemagne, ou encore en Italie devrait être pour nous un avertissement sérieux, et un appel à la responsabilité collective. Pour nous toutes et pour nous tous.

Je vous remercie.

 

Marielle de Sarnez

Présidente de la commission des affaires étrangères, Assemblée Nationale

Députée Européenne

Conseillère de Paris (6è )

vidéo intervention Marielle de Sarnez sur le voeu relatif à l’accueil des migrants

Lire

Communication sur la stratégie LGBTQI+

Madame La Maire, mes chers collègues,

Comment ne pas commencer ce débat en ayant une pensée émue pour Jean-Luc Romero. Vous avez souhaité lui adresser un message de soutien et de sympathie Madame la Maire, je veux bien sûr m’associer à ce message, tout comme les élus du groupe UDI-MoDem et j’imagine l’ensemble de cette assemblée en adressant à mon tour à Monsieur Romero mes plus sincères condoléances.

Lire

Vœu relatif à l’accueil des migrants

Lire

Accueil des migrants : la Maire de Paris doit prendre une initiative

Paris, le 18 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris soutient la proposition du Ministre de l’Intérieur de trouver une solution partenariale entre l’État et la Ville de Paris, pour résoudre le problème insupportable des campements sauvages dans la capitale, et appelle la Maire de Paris à saisir cette main tendue.

Dans cette situation, aucune position, aucune attitude, n’est plus humaine ou moralement recevable qu’une autre. Seul l’immobilisme est coupable. La responsabilité de chacune des parties intervenantes, dans le respect de la loi, doivent imprégner communément la mise en place d’un tel partenariat entre la Ville de Paris, la Préfecture de Police et le Ministère de l’Intérieur.

Il est donc indispensable de prendre de toute urgence les décisions permettant l’évacuation dans des conditions humaines et légales des campements sauvages du Millénaire et du Canal Saint-Martin, dans le cadre d’une coopération entre l’État, la Préfecture de Police et la Ville de Paris. Le décès récent de deux migrants, la dégradation des conditions sanitaires et plus généralement l’indignité de leurs conditions de vie s’ajoutent aux nuisances qui pèsent sur les riverains.

Dans cette problématique de l’accueil des migrants à Paris, il convient de distinguer deux situations : celle des demandeurs d’asile, et des autres, qui pour la plupart d’entre eux, transitent par la France avec comme objectif de rejoindre le Royaume-Uni.

Concernant les demandeurs d’asile, la Ville de Paris a eu une attitude digne et responsable, en mettant en place hier avec le concours de l’État le centre de premier accueil Porte de la Chapelle, dit « la Bulle », que nous avions soutenu. Aujourd’hui, l’État a pérennisé et augmenté cette prise en charge par la création de cinq Centres d’Accueil et d’Examen des Situations (CAES) en Île-de-France, dont l’un se situe Boulevard Ney, à Paris. Si ces CAES sont capables d’accueillir tous les migrants, quel que soit leur statut, dans les faits, seuls ceux qui prévoient une demande d’asile acceptent généralement d’y être hébergés. Lire

Gratuité du Pass Navigo pour les seniors

Lire

Communiqué d’Yves Pozzo di Borgo – Voies sur berges : le 7ème arrondissement ne doit pas être une variable d’ajustement

Paris, le 26 février 2018

En décidant d’annuler l’arrêté municipal ayant permis à la Maire de Paris de fermer les berges rive droite à la circulation automobile, le Tribunal administratif a confirmé les craintes que j’avais exprimées sur le manque d’informations précises sur la manière dont l’enquête publique préalable a été menée.

Si la pollution atmosphérique a logiquement baissé sur les quais bas de la Seine, la réalité du terrain montre qu’elle a en revanche grimpé dans le 7ème arrondissement depuis cette fermeture, notamment aux alentours du Boulevard Saint-Germain.

Dans son rapport d’octobre 2017, Airparif notait ainsi 1 à 5% d’augmentation de taux de dioxyde d’azote en un an, sur le boulevard Saint-Germain. Lire

Nuit de la solidarité : une coresponsabilité qui doit transcender les clivages politiques

Paris, le 21 février 2018

La présentation des premiers résultats de la Nuit de la solidarité qui s’est déroulée le 15 février dernier est un point de départ essentiel d’une évaluation objective des personnes en situation de très grande précarité à Paris.

Nous félicitons Dominique Versini ainsi que l’ensemble des 1700 bénévoles et 300 professionnels qui se sont mobilisés lors de cette opération à laquelle le groupe UDI-MoDem a participé pleinement.

La participation de la totalité des associations lors de cette nuit de la solidarité et sa réédition annuelle, créent un devoir de coresponsabilité qui doit aller au-delà des polémiques ridicules, des querelles de chiffres et doit dépasser les sensibilités politiques de l’ensemble des élus, des groupes, des majorités municipales d’aujourd’hui et de demain.

La nuit de la solidarité, par son évaluation objective, fait naître une conscience sociale et politique qui n’est ni de gauche, ni de droite, mais doit viser avant tout à rassembler tous les moyens, tous les efforts, pour tenter d’améliorer le sort des personnes en situation de très grande précarité à Paris et dans la métropole. Lire

Vœu relatif à la mise en place d’une campagne d’information, de prévention, et d’éradication des punaises de lit

Lire

Plus anciens