Conseil de Paris

Point d’actualité à la suite des manifestations de Gilets jaunes

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Séance des 10, 11, 12 et 13 décembre 2018

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Séance des 14, 15, 16 et 19 novembre 2018

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Séance des 24, 25, 26 et 27 septembre 2018

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Séance des 2, 3 et 4 juillet 2018

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Rapport social de la Ville de Paris pour 2017

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Madame la Maire, Mes chers Collègues,

Le rapport social qui nous est soumis aujourd’hui porte sur la politique des ressources humaines mise en œuvre au cours de l’année 2017 au profit de plus de 50000 agents permanents de la Ville et du Département de Paris. Lire

La lutte contre les jets de détritus dans le canal Saint Martin et le bassin de la Villette renforcée

le 5 juin 2018

Eric Hélard se félicite de l’adoption par le Conseil de Paris de son vœu relatif à la lutte contre les jets de détritus dans l’eau et sur les quais du Canal Saint Martin et du bassin de la Villette , et l’engagement de la Ville de Paris de poursuivre le renforcement des moyens engagés pour lutter contre les incivilités, en faveur de leur propreté, notamment dans le cadre des opérations dédiées aux sites estivaux. Lire

Logements sociaux dans l’ilot Saint Germain : l’illusion de mixité sociale

Paris le 1er juin 2018

Avec la création de 250 logements sociaux dans l’îlot Saint Germain, entre les Invalides et l’Assemblée nationale, la mairie semble plus soucieuse de l’impact médiatique et politique de cette mesure, que de sa réelle portée en matière de mixité sociale.

Le déséquilibre de logements sociaux entre les arrondissements de la capitale est important, avec des arrondissements littéralement saturés de logements sociaux (42% dans le 19è, 40,5% dans le 13è, 36,5% dans le 20è) et le 7è qui n’en compte que 3%.

Il faut y remédier, et favoriser une meilleure répartition des logements sociaux sur l’ensemble du territoire parisien. Encore faut-il le faire avec raison.

Alors que les documents d’urbanisme prévoyaient que 30% des logements de l’îlot Saint Germain soient destinés au logement social, la Ville avait choisi, il y a deux ans, d’en réserver 50% sur le bâtiment sur Jardin, et 100% de logements sociaux sur le reste de la parcelle. Plus généralement, la Ville prévoit de transformer ses réserves foncières dans le 7è arrondissement en logements 100% sociaux.

Dans un arrondissement où la mixité sociale se vit plutôt à l’échelle des immeubles, beaucoup abritant encore les familles des gardiens, créer des enclaves de logements 100% sociaux entre deux ministères ne permettra pas de réaliser une mixité sociale réelle et intégrée.

Plutôt que de s’enfermer dans un tel schéma, suranné depuis l’urbanisme des grands ensembles, la Ville de Paris aurait mieux fait de répartir de manière plus équilibrée les 250 logements sociaux à différentes adresses de l’arrondissement, notamment en transformant les chambres de bonnes, comme elle l’avait prévu, et de prévoir d’avantage de mixité au sein de l’ilot Saint Germain, entre le logement social, le logement intermédiaire, et le logement à loyers libres, ce qui assurerait à terme, de meilleures conditions pour favoriser une mixité sociale réelle.

 

Yves Pozzo di Borgo

Conseiller de Paris (7ème)

Voeux relatifs à l’accueil des migrants

Madame la Maire,

Mes chers collègues,

Notre débat intervient au lendemain de l’évacuation des derniers campements de migrants, et six jours après celui du millénaire. 2000 personnes bénéficient désormais d’une solution d’hébergement temporaire en Île-de-France et bénéficieront rapidement d’un diagnostic social et sanitaire puis d’un examen complet et approfondi de leur situation administrative par les services de l’État.

Trente-six opérations d’évacuation auront ainsi été mises en œuvre par les services de l’Etat depuis 2015, date de la grande crise migratoire liée à l’amplification de la violence meurtrière au Proche-Orient qui a vu plus d’un million de personnes arriver en Europe au péril de leur vie.

Si aujourd’hui la pression migratoire en Europe à quelque peu baissé, il n’en reste pas moins que la crise de 2015 a fait prendre conscience à tous d’un phénomène en accélération partout dans le monde, dû à des facteurs multiples qui ne sont pas prêts de cesser : conflits, terrorisme, pauvreté, désastres naturels accentués par les changements climatiques, et inégalités croissantes nord-sud, et sud-sud.

Cette réalité mérite d’être rappelée car elle nous dit qu’il n’y a pas d’autre choix que d’avoir, sur cette grande question des migrations, une vision et une gestion de long terme.

Et elle exige de tous, État et collectivités, une attitude de responsabilité et de coopération,  ainsi que le respect de principes fondamentaux.

Le premier de ces principes est la sanctuarisation et l’application effective du droit d’asile.

Tout le monde le voit, il y a aujourd’hui de très nombreux dysfonctionnements dans le régime européen d’asile auxquels il faut rapidement mettre un terme, si nous voulons sauvegarder le droit d’asile.

Cela doit nous conduire à harmoniser nos pratiques au sein de l’Europe sur les délais de traitement qui doivent descendre partout à 6 mois au plus, sur les conditions d’accueil des demandeurs d’asile, sur le taux de reconnaissance des principales nationalités, sur les politiques d’éloignement et de retours volontaires, et sur la reconnaissance mutuelle des décisions au sein de l’Europe.

Nous devons aussi avancer vers une gestion commune efficace de nos frontières. Et vers la mise en œuvre d’un système d’alerte européen, pour anticiper les mouvements de réfugiés lors de grandes crises comme nous l’avons connu avec la Syrie.

C’est à cette condition que l’Europe pourra exercer sa pleine solidarité à leur égard.

Il y a enfin la coopération avec les pays d’origine, notamment l’Afrique, avec un nouveau partenariat permettant le développement de leurs économies.

Un mot enfin sur l’immigration dite économique.

Celle-ci représente 25% des migrations légales en Europe, et seulement 10% en France.

Ouvrons le débat sur cette question. Favorisons les allers retours choisis, ce qui est la meilleure façon  d’éviter la « fuite des cerveaux ».

Bien sûr, cette politique globale n’épuise pas le champ du dossier. Nous devons donc nous interroger sur les mécanismes de coopération et de solidarité entre l’Etat et les collectivités locales.

La question du partage des responsabilités respectives de l’Etat et de la ville de Paris en matière d’évacuation peut poser question.

On doit donc adapter le processus de décision à l’urgence qui est de mise quand il s’agit d’êtres humains et de situations de détresse, pour éviter que demain ne se reconstituent des campements indignes à Paris. C’est le sens de notre vœu.

Je veux dire enfin qu’il n’est pas acceptable, ni moralement, ni civiquement que ces situations soient l’objet de polémiques partisanes et politiciennes.

Trop souvent on s’y emploie dans le seul but de rechercher des avantages électoraux.

Et l’on voit ce que cela donne, Le résultat des récentes élections en Hongrie, en Allemagne, ou encore en Italie devrait être pour nous un avertissement sérieux, et un appel à la responsabilité collective. Pour nous toutes et pour nous tous.

Je vous remercie.

 

Marielle de Sarnez

Présidente de la commission des affaires étrangères, Assemblée Nationale

Députée Européenne

Conseillère de Paris (6è )

vidéo intervention Marielle de Sarnez sur le voeu relatif à l’accueil des migrants

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Communication sur la stratégie LGBTQI+

Madame La Maire, mes chers collègues,

Comment ne pas commencer ce débat en ayant une pensée émue pour Jean-Luc Romero. Vous avez souhaité lui adresser un message de soutien et de sympathie Madame la Maire, je veux bien sûr m’associer à ce message, tout comme les élus du groupe UDI-MoDem et j’imagine l’ensemble de cette assemblée en adressant à mon tour à Monsieur Romero mes plus sincères condoléances.

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