Transports

Pour des États Généraux des transports en commun en région parisienne

Paris, le 13 juin 2018

Jamais l’état des transports en commun parisiens n’a été autant préoccupant. Si ce mardi 13 juin est annoncé comme une journée noire pour les usagers, ce n’est pas seulement en raison de la grève SNCF du jour, mais également à cause d’une succession d’incidents qui illustrent l’état préoccupant de ce réseau, en banlieue, comme à Paris.

Ce matin, ont eu lieu coup sur coup un « incident » sur les voies du RER A entre Auber et la Défense ainsi qu’une panne technique en gare de Saint-Lazare, qui ont totalement paralysé le nord-ouest de la capitale et la Défense.

Ces avaries surviennent le lendemain du déraillement d’une rame du RER B dans l’Essonne, suite à un glissement de terrain, qui n’a heureusement qu’un bilan humain léger, mais dont la rame mettra plusieurs jours à être évacuée, paralysant ainsi cette voie pour une période indéterminée.

La multiplication de ces dysfonctionnements mineurs, majeurs ou spectaculaires s’ajoute aux avaries quotidiennes que connait le métro parisien. Lignes saturées aux heures de pointes, manque d’anticipation de la hausse de la fréquentation, conditions de transports déplorables, incidents à répétition, tantôt techniques, tantôt « voyageurs », accessibilité au réseau quasi nulle, mendicité toujours omniprésente, absence de 3G,… Lire

Question d’actualité relative à Vélib’

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Grève des salariés Vélib’ : la médiation pour seule sortie de crise

Paris, le 15 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris prend acte de la décision du Tribunal de Grande Instance de la Ville de Paris de déclarer « illicite » la grève débutée le 17 avril dernier par les salariés de Smovengo chargés du déploiement du réseau Vélib’.

Cependant, cette décision, portant sur la forme, n’obère en rien la possibilité d’une prolongation du mouvement social, et ne remet pas en cause la légitimité des revendications de ces salariés, portant sur la dégradation de leurs conditions de travail depuis le transfert du marché de JCDecaux à Smovengo.

Par ailleurs, le tribunal administratif ayant reconnu que le droit applicable à Smovengo relevait d’une mission de service public, le silence assourdissant du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole et de la Ville de Paris à ce sujet ne peut durer plus longtemps.

Le groupe UDI-MoDem renouvelle sa demande au Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, déjà formulée lors du dernier Conseil de Paris, de mettre en place une médiation entre la direction de Smovengo et les salariés en grève, afin de trouver une sortie de crise. Cette médiation est également réclamée par les salariés et doit avoir lieu de toute urgence, il en va de la survie de Vélib’ à Paris.

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Grève des salariés Vélib’ : le syndicat mixte doit favoriser la sortie de crise

Ce mercredi 2 mai, le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris a rencontré une délégation de représentants syndicaux des salariés chargés du déploiement et du fonctionnement du nouveau Vélib’, en grève depuis le 17 avril.

Durant plus d’une heure, le groupe UDI-MoDem a pu échanger sur les différents points du conflit social entre les salariés et la direction de Smovengo.

Leurs revendications portent principalement sur le maintien des conditions de travail dont ils bénéficiaient précédemment chez Cyclocity, filiale de JCDecaux, le précédent opérateur de Vélib’. Lire

Vœu relatif à la transformation des stations-service à Paris

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Vœu relatif aux compensations prévues en raison du retard de déploiement du réseau Vélib’

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Vœu relatif à la délégation de service public Autolib

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Au tour des cyclistes parisiens de vivre l’enfer !

Paris, le 27 avril 2018

Le succès de Vélib’, qui a participé à la popularité de Bertrand Delanoë, se transforme en machine infernale pour Anne Hidalgo avec Smovengo. D’un symbole de réussite, Vélib’ est passé à celui de l’échec de la Maire de Paris et de sa politique des circulations douces.

Mais si les déboires de Vélib’ captent l’attention, et qu’il est aujourd’hui très difficile de s’en procurer un, c’est l’ensemble des conditions de circulation des vélos qui sont rendues de plus en plus difficiles à Paris. La liste des griefs est malheureusement foisonnante.

Le plan vélo annoncé, adopté à l’unanimité du Conseil de Paris, est aujourd’hui très loin d’être réalisé. Il est pourtant toujours plus urgent, tant pour mettre fin aux ruptures anxiogènes des actuelles pistes cyclables que pour améliorer l’état de la chaussée, de plus en plus dangereuse. Lire

Ouverture de la Cité Judiciaire : la Ligne 13 condamnée à mort ?

Paris, le 17 avril 2018

Lundi 15 avril, la Cité judiciaire a officiellement ouvert ses portes, débutant ainsi une nouvelle histoire pour le Tribunal de Grande Instance de Paris, dans le quartier des Batignolles, mais inaugurant également un nouvel enfer pour tous les usagers de la Ligne 13 du métro, déjà connue pour mettre à l’épreuve la patience, les nerfs, et la santé mentale des voyageurs les plus aguerris.

Après le déménagement des 1.700 fonctionnaires de la Police Judiciaire en octobre 2017, 36 rue du Bastion, c’est au tour de la Cité judiciaire, la bien nommée, de s’installer entre le boulevard périphérique, Porte de Clichy, et le boulevard Berthier, dans le nouveau quartier Clichy-Batignolles, prévue pour accueillir confortablement 9.000 personnes quotidiennement, entre :

  • les utilisateurs : magistrats, avocats, personnels de police et de gendarmerie, fonctionnaires de l’administration pénitentiaire ou d’autres administrations, personnels d’exploitation ; 
  • les usagers : prévenus libres, gardés à vue ou incarcérés, victimes, témoins, presse ;
  • le public : accompagnants, public des audiences, visiteurs, groupes scolaires, etc.

C’est donc l’équivalent d’une ville de plus de 10 000 habitants qui éclot subitement au nord-ouest de la capitale, sans que les moyens supplémentaires prévus pour s’y rendre et en repartir n’aient été développés à temps.  Lire

Autolib’ : Qu’est-ce qu’on nous cache ?

Paris, le 6 avril 2018

Lors de la dernière réunion, publique, du syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole qui s’est tenue hier, 11 communes membres du syndicat se sont abstenues sur le budget d’Autolib’, protestant contre les risques financiers que fait peser le déficit d’Autolib’ sur les collectivités locales et contre le manque de transparence dans ce dossier.

Fin 2016, la société Autolib’, filiale à 100% du groupe Bolloré, annonce un déficit prévisionnel de 179 millions d’euros au terme de la délégation de service public Autolib’, en 2023. Elle rappelle que seuls 60 millions seront pris en charge par le groupe Bolloré, comme le contrat le prévoit.

Afin d’expertiser ces prévisions alarmistes, le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole lance en janvier 2017 un audit des comptes d’Autolib’ par le cabinet Ernst&Young. L’audit est terminé depuis plusieurs mois. À ce jour, il n’a toujours pas été rendu public. Lire

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