Urbanisme

Voies sur berges : ne cédons pas à la tentation d’une réouverture

Paris, le 5 mars 2018

La Présidente de la région Ile-de-France a informé les élus parisiens de ses propositions concernant l’avenir des voies sur berges rive droite à Paris. La Maire de Paris ne doit pas refuser de saisir cette main tendue de Valérie Pécresse, qui s’inscrit dans une série de propositions positives et doivent être discutées avec l’ensemble des interlocuteurs qui ont été écartés ou négligés jusqu’à présent, maires, riverains, associations, pouvoirs publics.

Néanmoins, ne cédons pas à ce qui pourrait être la tentation d’un retour en arrière en rouvrant les voies sur berges rive droite aux véhicules motorisés. Cette réouverture, qu’elle soit temporaire, périodique ou réservée aux seuls véhicules propres, serait incomprise par une majorité de Parisiennes et de Parisiens, qui ont su s’approprier ce nouvel espace de de liberté, de respiration et de promenade, à l’heure où Paris fait figure de mauvaise élève dans la classe des grandes villes européennes dépassant les normes acceptables de pollution atmosphérique.

De fait, la piétonisation des voies sur berges est dorénavant une réalité que l’on ne peut pas remettre en jeu, mais qui doit être corrigée par une véritable proposition urbaine et paysagère, assortie d’une large concertation  avec l’ensemble des maires et pouvoirs publics d’Ile-de-France sur ses conséquences en termes de flux de circulation, de déports et de transit à Paris, et en même appuyée sur une réelle étude d’impact et une enquête publique indépendante.

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Fermeture des voies sur berges : le Tribunal administratif rappelle Anne Hidalgo à l’ordre

Paris, le 21 février 2018

 

En décidant de manière unilatérale la fermeture à la circulation automobile de la voie Georges Pompidou, et sans mettre en place des alternatives de circulation adéquates, préférant parier sur le mystérieux concept « d’évaporation » des véhicules, la Mairie de Paris a fait preuve d’un manque de concertation et de rigueur juridique qui n’est pas acceptable et qui est aujourd’hui condamné par le Tribunal administratif de Paris.

Ce camouflet révèle l’opacité sur cette question, orchestrée par la Maire de Paris et son adjoint chargé des transports, à coups de chiffres et de données qui aujourd’hui sont considérés comme trompeurs par le Tribunal administratif.

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Annulation de la fermeture des berges rive droite : la responsabilité de l’exécutif est totale

Paris, le 21 février 2018

La décision du Tribunal administratif d’annuler la délibération du Conseil de Paris et l’arrêté municipal permettant la fermeture des voies sur berge rive droite à la circulation automobile sonne comme un nouveau coup de semonce pour la Maire de Paris.

Dans son jugement, le Tribunal administratif affirme ainsi que « les inexactitudes, omissions ou insuffisances d’une étude d’impact ont pu avoir pour effet de nuire à l’information complète de la population », que « le scénario d’évolution du trafic, en l’absence de réalisation du projet, est entaché d’erreurs méthodologiques ».

Il pointe également « l’absence d’information sur le taux de transit », des « estimations […] erronées », un principe d’évaporation du trafic qui « n’est ni précisément quantifié, ni surtout justifié », que « la circulation d’avant-projet sur les quais demeure surévaluée et celle sur les voies sur berges sous-évaluée » ou enfin qu’ « il ressort des pièces du dossier que l’analyse des effets de la réalisation du projet sur la qualité de l’air n’a été menée que dans une bande de 100 mètres de part et d’autre du projet […] au lieu de toute voie connaissant une modification de trafic ».

Le Tribunal administratif confirme ainsi les critiques du groupe UDI-MoDem, exprimées en Conseil de Paris, selon lequel ce projet a été mis en place « trop vite, trop tôt », sans concertation et sans le début de commencement d’une véritable enquête publique, digne de ce nom. Lire

Gestion des chutes de neige : la Maire de Paris doit faire face à ses responsabilités

Paris, le 8 février 2018

La maire de Paris a beau assurer que sa gestion des conséquences du fort épisode neigeux qu’a connu Paris ces derniers jours n’a souffert d’aucune faiblesse, force est de constater que la réalité est toute autre et que l’exécutif parisien est loin d’avoir réalisé pleinement son travail.

Depuis hier, de nombreux agents du service public municipal travaillent avec acharnement pour améliorer la situation, et nous saluons leur mobilisation. Néanmoins, nous constatons, que ce soit à cause de moyens trop limités, ou de directives incomplètes, que la situation est loin d’être exemplaire, surtout pour les piétons, dont de nombreuses chutes, souvent graves, ont provoqué un afflux d’interventions par les secours. Les pompiers sont par exemple débordés avec un surcroît de 400 interventions dans la journée d’hier, majoritairement dues à des chutes de piétons sur les trottoirs glissants. Lire

Annulation du marché publicitaire : Un amateurisme juridique qui coûte cher

Paris, le 5 février 2018

En validant l’annulation par le Tribunal administratif du contrat provisoire des panneaux publicitaires de la Ville de Paris, le Conseil d’État confirme par la même occasion les craintes exprimées en décembre dernier par le Groupe UDI-MoDem sur l’amateurisme juridique avec lequel a été constituée l’attribution de ce marché transitoire.

Par conséquent, les 1630 panneaux de mobilier urbain d’information seront démontés et la publicité sera quasi-absente des rues parisiennes jusqu’à mi 2019, date prévue d’entrée en vigueur d’une nouvelle concession de services… sauf nouveau contretemps.

Après une première annulation l’an passé, ce nouveau camouflet empêche l’exploitation commerciale du réseau d’affichage publicitaire et entraîne une perte sèche de ressources pour la Ville, qui n’encaissera ni les 40 millions d’euros de redevance fixe, ni les 8,3 millions de part variable estimés, prévus par le contrat.

À cette privation de ressources s’ajoute 30 millions d’euros de pertes sur un chiffre d’affaires potentiel qui aurait dû être généré par la publicité numérique durant 5 ans, si le marché attribué au printemps dernier n’avait pas été annulé, encore une fois à la suite du manque de rigueur de la Mairie de Paris, qui avait attribué un marché contraire à son propre règlement local de publicité.  

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Voeu relatif à l’installation d’une borne numérique informative sur le quartier des Batignolles

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Vœu relatif à l’amélioration de l’état de la voirie parisienne pour la sécurité des usagers

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Vœu relatif à l’augmentation du nombre de points de collecte de sapins

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Réinventer Paris site Ternes Villiers

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La propreté : une question de volonté politique et d’application du principe « salisseur-payeur »

Paris, le 23 janvier 2018

Lors du Conseil de Paris de février prochain, la Mission d’Information et d’Évaluation relative à la propreté, dans laquelle j’ai représenté le groupe UDI-MoDem pendant de nombreux mois, va rendre ses conclusions.

Ma conviction est que la propreté est avant tout une question de volonté politique. Or, force est de constater qu’elle n’était pas une priorité pour l’exécutif parisien, loin de là, c’est ce que les travaux et auditions de la MIE ont bien mis en relief. Le premier mérite de cette MIE est d’avoir enfin réussi à les convaincre de l’importance du problème de la propreté à Paris.

La propreté à Paris ne se fera pas non plus sans une nette inversion des mentalités. C’est ce que la Mission d’Information et d’Évaluation relative à la propreté a bien compris, laquelle a, sur mon impulsion, décidé d’ordonner ses préconisations autour de ce constat et d’un principe, celui du salisseur – payeur, pivot central de ses recommandations.

Il est en effet essentiel d’inverser les mentalités, comme cela s’est produit avec le tabagisme : le salisseur est un pollueur qui doit sentir la désapprobation collective, et doit être sévèrement sanctionné.

Ainsi, nous demandons à ce que l’État permette aux collectivités d’augmenter les amendes en cas d’atteintes à la propreté ou encore que les contrôles sur la tenue des chantiers soient renforcés, propositions reprises par le rapport final de la MIE. Mais encore faut-il donner aux Parisiens les moyens de leur propreté, ce qui est encore loin d’être le cas. Lire

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