Urbanisme

Gestion des chutes de neige : la Maire de Paris doit faire face à ses responsabilités

Paris, le 8 février 2018

La maire de Paris a beau assurer que sa gestion des conséquences du fort épisode neigeux qu’a connu Paris ces derniers jours n’a souffert d’aucune faiblesse, force est de constater que la réalité est toute autre et que l’exécutif parisien est loin d’avoir réalisé pleinement son travail.

Depuis hier, de nombreux agents du service public municipal travaillent avec acharnement pour améliorer la situation, et nous saluons leur mobilisation. Néanmoins, nous constatons, que ce soit à cause de moyens trop limités, ou de directives incomplètes, que la situation est loin d’être exemplaire, surtout pour les piétons, dont de nombreuses chutes, souvent graves, ont provoqué un afflux d’interventions par les secours. Les pompiers sont par exemple débordés avec un surcroît de 400 interventions dans la journée d’hier, majoritairement dues à des chutes de piétons sur les trottoirs glissants. Lire

Annulation du marché publicitaire : Un amateurisme juridique qui coûte cher

Paris, le 5 février 2018

En validant l’annulation par le Tribunal administratif du contrat provisoire des panneaux publicitaires de la Ville de Paris, le Conseil d’État confirme par la même occasion les craintes exprimées en décembre dernier par le Groupe UDI-MoDem sur l’amateurisme juridique avec lequel a été constituée l’attribution de ce marché transitoire.

Par conséquent, les 1630 panneaux de mobilier urbain d’information seront démontés et la publicité sera quasi-absente des rues parisiennes jusqu’à mi 2019, date prévue d’entrée en vigueur d’une nouvelle concession de services… sauf nouveau contretemps.

Après une première annulation l’an passé, ce nouveau camouflet empêche l’exploitation commerciale du réseau d’affichage publicitaire et entraîne une perte sèche de ressources pour la Ville, qui n’encaissera ni les 40 millions d’euros de redevance fixe, ni les 8,3 millions de part variable estimés, prévus par le contrat.

À cette privation de ressources s’ajoute 30 millions d’euros de pertes sur un chiffre d’affaires potentiel qui aurait dû être généré par la publicité numérique durant 5 ans, si le marché attribué au printemps dernier n’avait pas été annulé, encore une fois à la suite du manque de rigueur de la Mairie de Paris, qui avait attribué un marché contraire à son propre règlement local de publicité.  

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Voeu relatif à l’installation d’une borne numérique informative sur le quartier des Batignolles

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Vœu relatif à l’amélioration de l’état de la voirie parisienne pour la sécurité des usagers

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Vœu relatif à l’augmentation du nombre de points de collecte de sapins

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Réinventer Paris site Ternes Villiers

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La propreté : une question de volonté politique et d’application du principe « salisseur-payeur »

Paris, le 23 janvier 2018

Lors du Conseil de Paris de février prochain, la Mission d’Information et d’Évaluation relative à la propreté, dans laquelle j’ai représenté le groupe UDI-MoDem pendant de nombreux mois, va rendre ses conclusions.

Ma conviction est que la propreté est avant tout une question de volonté politique. Or, force est de constater qu’elle n’était pas une priorité pour l’exécutif parisien, loin de là, c’est ce que les travaux et auditions de la MIE ont bien mis en relief. Le premier mérite de cette MIE est d’avoir enfin réussi à les convaincre de l’importance du problème de la propreté à Paris.

La propreté à Paris ne se fera pas non plus sans une nette inversion des mentalités. C’est ce que la Mission d’Information et d’Évaluation relative à la propreté a bien compris, laquelle a, sur mon impulsion, décidé d’ordonner ses préconisations autour de ce constat et d’un principe, celui du salisseur – payeur, pivot central de ses recommandations.

Il est en effet essentiel d’inverser les mentalités, comme cela s’est produit avec le tabagisme : le salisseur est un pollueur qui doit sentir la désapprobation collective, et doit être sévèrement sanctionné.

Ainsi, nous demandons à ce que l’État permette aux collectivités d’augmenter les amendes en cas d’atteintes à la propreté ou encore que les contrôles sur la tenue des chantiers soient renforcés, propositions reprises par le rapport final de la MIE. Mais encore faut-il donner aux Parisiens les moyens de leur propreté, ce qui est encore loin d’être le cas. Lire

Crue de la Seine : finissons-en avec la politique de l’autruche.

Paris, le 23 janvier 2018

Il y a moins d’un mois, le 9 janvier, la Seine a connu un pic de crue à 4,04 mètres.

Aujourd’hui, cette précédente crue et les fortes pluies du mois de janvier, poussent une nouvelle fois la Seine à sortir de son lit, avec des prévisions d’une hauteur minimale de 5,7 mètres mercredi 24 janvier, approchant ainsi du niveau de la crue de juin 2016, avec ses 6,10 mètres, et qui avaient commencé à paralyser certaines lignes de transports en commun, et à provoquer plusieurs dommages matériels.

Les épisodes de crue se suivent et se succèdent. Et si nous n’avons pas encore suffisamment de recul pour en être certains, le changement climatique et l’imprévisibilité de ses conséquences peuvent être un facteur aggravant du nombre de crues que risque de connaître la capitale dans les années et décennies à venir.

Il est donc, plus que jamais, urgent, que les pouvoirs publics cessent cette politique de l’autruche qui consiste à ne mettre les moyens que sur la gestion de l’urgence, et jamais sur les investissements nécessaires permettant de prévenir une partie des dommages astronomiques que coûterait une nouvelle crue centennale, comme Paris en a connue en 1910. 

Depuis plus de 15 ans, une solution, partielle, existe pourtant : le projet de barrages-réservoirs de La Bassée, élaboré en 2001 par l’institution des Grands Lacs de Seine. Ce projet permettrait, selon les estimations de stocker 55 millions de m3 d’eau et ainsi de réduire de 30% les dommages dus à une crue de type 1910. Pourtant, les pouvoirs publics continuent de faire la fine bouche face au coût de cet investissement, 500 millions d’euros, alors même que l’OCDE a estimé les dégâts directs d’une crue centennale à hauteur de 40 milliards d’euros, à l’échelle du Grand Paris ! Lire

Annulation du contrat d’affichage publicitaire à Paris : un désastre absolu

Paris, le 6 décembre 2017

L’annulation prononcée hier par le Tribunal administratif de la concession de services transitoire négociée avec l’entreprise JCDecaux pour l’affichage publicitaire à Paris, est un nouveau revers pour la Mairie, qui continue de faire preuve d’un incroyable amateurisme juridique sur ce dossier, ayant de graves conséquences sur les finances de la Ville déjà malmenées.

L’annulation de cette concession de services transitoire de 20 mois empêche l’exploitation commerciale du réseau d’affichage publicitaire et entraîne une perte sèche de ressources pour la Ville, qui n’encaissera ni les 40 millions d’euros de redevance fixe prévus par le contrat, ni les 8,3 millions de part variable estimés. À cette privation de ressources s’ajoute 30 millions d’euros de pertes sur un chiffre d’affaires potentiel qui aurait dû être généré par la publicité numérique durant 5 ans.

Au total, l’ardoise grimpe à 78,3 millions d’euros pour la Ville de Paris, autant de ressources dont elle devra se priver, à la veille de la discussion budgétaire 2018. Elle devra de plus régler dans les mois à venir et dans un équilibre majoritaire incertain, la modification de son règlement local de publicité. Lire

Règlement local de la publicité

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