Logement

Logements sociaux dans l’ilot Saint Germain : l’illusion de mixité sociale

Paris le 1er juin 2018

Avec la création de 250 logements sociaux dans l’îlot Saint Germain, entre les Invalides et l’Assemblée nationale, la mairie semble plus soucieuse de l’impact médiatique et politique de cette mesure, que de sa réelle portée en matière de mixité sociale.

Le déséquilibre de logements sociaux entre les arrondissements de la capitale est important, avec des arrondissements littéralement saturés de logements sociaux (42% dans le 19è, 40,5% dans le 13è, 36,5% dans le 20è) et le 7è qui n’en compte que 3%.

Il faut y remédier, et favoriser une meilleure répartition des logements sociaux sur l’ensemble du territoire parisien. Encore faut-il le faire avec raison.

Alors que les documents d’urbanisme prévoyaient que 30% des logements de l’îlot Saint Germain soient destinés au logement social, la Ville avait choisi, il y a deux ans, d’en réserver 50% sur le bâtiment sur Jardin, et 100% de logements sociaux sur le reste de la parcelle. Plus généralement, la Ville prévoit de transformer ses réserves foncières dans le 7è arrondissement en logements 100% sociaux.

Dans un arrondissement où la mixité sociale se vit plutôt à l’échelle des immeubles, beaucoup abritant encore les familles des gardiens, créer des enclaves de logements 100% sociaux entre deux ministères ne permettra pas de réaliser une mixité sociale réelle et intégrée.

Plutôt que de s’enfermer dans un tel schéma, suranné depuis l’urbanisme des grands ensembles, la Ville de Paris aurait mieux fait de répartir de manière plus équilibrée les 250 logements sociaux à différentes adresses de l’arrondissement, notamment en transformant les chambres de bonnes, comme elle l’avait prévu, et de prévoir d’avantage de mixité au sein de l’ilot Saint Germain, entre le logement social, le logement intermédiaire, et le logement à loyers libres, ce qui assurerait à terme, de meilleures conditions pour favoriser une mixité sociale réelle.

 

Yves Pozzo di Borgo

Conseiller de Paris (7ème)

Vœu à la maire de Paris relatif à l’amélioration des relations entre les bailleurs sociaux et les locataires

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Budget supplémentaire 2018 et comptes administratifs 2017

Mes chers collègues,

Cher Emmanuel GRÉGOIRE,

En lisant votre communication pour préparer ce débat, j’étais partagé entre le sourire que provoque la légèreté de vos arguments et la gravité devant la situation budgétaire de Paris que vous ne pouvez plus masquer.

Vous mettez en avant une prétendue maîtrise des dépenses de fonctionnement, avec 3 % de hausse des dépenses de personnel, une prétendue stabilité fiscale, avec une fiscalité indirecte qui ponctionne les Parisiens dans tous les domaines de leur vie municipale, et un illusoire renforcement de l’autofinancement obtenu, on le sait très bien, grâce à l’intégration des loyers capitalisés dans les recettes de fonctionnement.

Malgré ce constat d’une gestion inconséquente, il faut avouer que vous avez bénéficié d’un contexte immobilier exceptionnel qui constitue d’ailleurs la seule raison d’un équilibre budgétaire apparent.

Vous êtes un sacré veinard, Monsieur GRÉGOIRE, et vous le reconnaissez vous-même.

 

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La hausse des frais de notaire est une fausse bonne idée

Paris, le 24 mai 2018

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris met en garde le Gouvernement sur le projet de hausse des droits de mutation, communément appelés « frais de notaires », proposé par le Premier Ministre à l’Association des Départements de France, consistant à augmenter ces frais de 5,8 à 6% du prix d’achat d’un bien immobilier. La Ville de Paris se goinfre déjà de droits de mutation faramineux, qui ont atteint 1,4 milliard d’euros en 2017, sur un budget de près de 9 milliards. Le groupe UDI-MoDem estime qu’il serait inopportun d’augmenter encore cette dose au détriment d’un marché immobilier déjà tendu à l’extrême.

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Vœu relatif à la vente de logements sociaux

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Conférence citoyenne sur le logement des classes moyennes

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Relogement des Parisiens concernés par une opération de rénovation, de réhabilitation ou de démolition.

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Airbnb : une plainte trop tard, une plainte pour rien !

Paris, le 12 avril 2018

 

Après plusieurs années de candeur à l’égard d’Airbnb, là où les autres métropoles mondiales régulaient avec force l’activité des meublés touristiques, la Mairie de Paris est enfin sortie de sa naïveté en portant plainte contre Airbnb et Wimdu.

Lorsqu’en décembre dernier, la Mairie de Paris a créé un permis de louer, le groupe UDI-MoDem avait alerté qu’il s’agissait-là d’une mesure de régulation totalement artificielle, ne s’appuyant ni sur les sanctions, ni sur les moyens de contrôle adéquats et n’empêcherait en rien Airbnb ou d’autres plateforme de s’en affranchir.

Cinq mois plus tard, ces prévisions se sont malheureusement révélées correctes, et la Mairie de Paris paie aujourd’hui le prix de sa passivité, depuis de nombreuses années, face à la montée en puissance du phénomène dérégulé des meublés touristiques. Lire

Abandon du « Prêt Paris Logement » : l’accession à la propriété à Paris est-elle réservée aux premiers de cordée ?

Paris, le 29 mars 2018

Lors du Conseil de Paris du mois de mars, l’exécutif parisien a définitivement enterré le dispositif « Prêt Paris Logement ». Une disparition discrètement orchestrée, sans tambour, ni trompette, d’un dispositif pourtant utile, mais apparemment trop éloigné de l’obsession locative de la Mairie de Paris, qui souhaite que la capitale devienne une ville de locataires, si possible en logements sociaux.

Le « Prêt Paris logement » était un prêt à taux zéro, de 39.600 €, accordé à des ménages d’au moins deux personnes, primo accédant, sous conditions de ressources, avec un plafond de revenu fiscal de référence de 4.368 € par mois pour un couple sans enfants ou encore de 5.726 € pour un couple avec un enfant. Lire

Paris va-t-elle enfin lutter contre la vacance injustifiée des logements sociaux ?

Paris, le 23 mars 2018

 

Au 31 janvier 2018, 1 640 logements du parc social du premier bailleur de la ville étaient vides, avec une durée moyenne de vacance de 794 jours, soit plus de deux ans.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris estime que si ces immobilisations, qui touchent l’ensemble des bailleurs sociaux de la ville, sont souvent fondées, en raison des travaux de réhabilitation, d’isolation, de rénovation thermique ou simplement de remise en état avant relocation, leur durée,  particulièrement longue, nous interpelle.

Il est tout simplement inconcevable que des logements restent vides plus que nécessaire lorsque tant de familles parisiennes sont en attente d’un logement. La prise en charge de ces travaux doit être rapide, efficace, mieux coordonnée, pour limiter au maximum cette durée de vacance. Lire

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